Les grossesses précoces représentent la principale cause du décrochage scolaire. Elles font aussi partie des causes de mortalité chez la jeune fille. Pour tenter de répondre à cette question, le Fnuap (Fond des Nations unies pour la population), agence onusienne chargée des questions de population, entend approfondir la sensibilisation à l’école sur les grossesses précoces. Le sujet était au centre de l’entretien, le 29 novembre 2022, à Brazzaville, entre le ministre de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Jean-Luc Mouthou et Victor Rakoto, le nouveau représentant-résident du Fnuap au Congo.

Prévenir les grossesses précoces et leurs conséquences chez les adolescentes dans les pays en développement, voilà qui préoccupe, entre autres agences des Nations unies, le Fnuap. Pour obtenir des résultats probants, les deux parties souhaitent travailler en étroite collaboration pour le bien-être de la fille congolaise.
Pour l’hôte du ministre de l’enseignement préscolaire, il faut que les jeunes filles aient des informations nécessaires sur comment prévenir les grossesses précoces qui sont, comme on le sait, l’une des causes de mortalité et d’abandon scolaire chez la jeune fille.
Il sera question, pour le Fnuap et le ministre en charge de l’enseignement général, de mettre en œuvre un programme de vulgarisation sur les risques inhérents aux grossesses précoces et principalement les moyens de prévention. La vulgarisation ne concerne pas seulement les jeunes filles mais également les garçons qui, dans bien de cas, sont impliqués dans le problème.
A partir de l’année 2023, les experts des deux structures vont concevoir le contenu du programme et, naturellement, les méthodes d’enseignement y relatives. «Loin de surcharger le programme scolaire, ce contenu consistera à persuader la jeune fille à rester le plus longtemps possible sur le banc de l’école, afin de garantir son avenir», a souligné Victor Rakoto.

Urbain NZABANI