A l’issue de l’audience que lui a accordée Hugues Ngouélondélé, ministre des sports, de l’éducation civique, de la formation qualifiante et de l’emploi, vendredi 9 décembre 2022, à son cabinet de travail, à Brazzaville, Maurizio Cascioli, directeur général de l’A.f.d (Agence française de développement), accompagné d’une délégation, a annoncé que l’A.f.d va soutenir le Projet Mosala sur la formation qualifiante des jeunes, à hauteur de 6 à 7 milliards de francs Cfa, à partir de l’année prochaine.

Maurizio Cascioli est venu restituer auprès du ministre Hugues Ngouélondélé les indications issues des rencontres qui ont eu lieu, la semaine écoulée, avec les cadres et techniciens du Ministère de la jeunesse, pour définir les contenus du nouveau financement de l’A.f.d dans le secteur de l’emploi et de l’insertion professionnelle.
Au sortir de l’audience, le directeur général de l’A.f.d a résumé l’entretien avec le ministre en charge de l’emploi, en ces termes: «Nous avons eu des échanges très riches avec le ministre qui a suivi tous les échanges techniques qui ont eu lieu avec les différentes équipes, pour bien cadrer les activités qui seront financées à partir de l’année prochaine, par ce nouveau projet qui s’appellera Mossala, pour un montant d’environ 6 à 7 milliards de francs Cfa. Ce projet doit permettre justement d’accompagner la mise en place des services du Fonea et de l’A.c.p.e, pour que les jeunes puissent accéder à des formations qualifiantes, pour aller vers le marché du travail en étant accompagnés par l’A.c.p.e par exemple, dans des parcours de l’insertion professionnelle. Un focus fort qui est mis sur l’emploi des jeunes, avec un accent particulier sur l’emploi des femmes, pensées être particulièrement défavorisées sur le marché de l’emploi. Ce projet vise également à faire en sorte que les jeunes filles et les femmes puissent être mieux accompagnées à la formation et dans l’insertion professionnelle», a-t-il indiqué.
«Il y a plusieurs activités effectivement qui sont en cours qui sont déjà financées par l’Agence française de développement, dans le secteur de la formation et de l’emploi. Avec le ministre de l’emploi, nous avons pu évoquer des accompagnements au niveau du Fonea et de l’A.c.p.e qui vient de se terminer qui visait justement à aider la définition de l’ordre de service de ces deux nouvelles structures. Donc, le projet dont on vient de parler, le Projet Mossala, est la suite de ces accompagnements. L’Agence française de développement a effectivement des financements en cours avec les centres d’éducation de formation et d’apprentissage. Il y en a cinq qui ont été accompagnés par l’Agence française de développement. Ce projet est toujours en cours. Il se déroule assez bien. Il est satisfaisant. Vous pouvez aller visiter les centres qui accueillent les jeunes en formation entre 15 et 35 ans. Des formations gratuites qui permettent aux jeunes de se prendre en charge ou d’aller dans le secteur privé. Aussi de doter ces jeunes d’un métier et des compétences qui permettent d’aller chercher un travail. A titre de rappel, ce sont des centres qui couvrent différents secteurs: celui du bâtiment, de la climatisation, du froid, des métiers ruraux et de mécanique», a-t-il fait savoir. Aux jeunes de saisir la balle au bon pour se faire utile de la société.

Luze Ernest BAKALA