Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme «Femmes et sciences: faire de la recherche une ambition féminine», lancé en 2014, la Fondation congolaise pour la recherche médicale a organisé, jeudi 10 novembre 2022, dans la salle Canal Olympia, au rond-point de Poto-poto, à Brazzaville, avec l’appui de ses partenaires, la deuxième édition des bourses d’excellence sous le thème: «La femme au cœur du savoir». La cérémonie qui s’est déroulée, sous le patronage de la professeure Francine Ntoumi, présidente de la fondation et enseignante à la Faculté des sciences de la santé de l’Université Marien Ngouabi, en présence de Mme Edith Emmanuelle Adouki, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et de l’innovation technologique. On a aussi noté la présence de plusieurs personnalités, des diplomates, des partenaires de la fondation, des scientifiques, des étudiants et leurs familles.
Au total, dix bourses ont été attribuées, cette année, à des étudiantes de niveau master 1 et 2 de l’Université Marien Ngouabi. «Si l’opportunité se présente, je veux voyager et revenir travailler au Congo comme le Pr Francine Ntoumi. Pour atteindre ce niveau, j’ai passé cinq ans après le bac. J’ai choisi la nutrition humaine parce que ça me plaît», a confié Rhode Aldette De Chevevie Nkouka, étudiante en Master II à la Faculté des sciences et techniques, de l’Université Marien Ngouabi.
«Je remercie la Fondation congolaise pour la recherche médicale pour cette opportunité offerte aux femmes d’avoir une belle carrière scientifique. Actuellement, je prépare ma soutenance de mémoire sur la salinité des eaux souterraine de Pointe-Noire», a déclaré pour sa part Jémina Consolé Bounkouta, étudiante en Master II en géosciences et environnement avec pour option hydrogéochimie, à la faculté des sciences et techniques de l’Université Marien Ngouabi.
Relevant l’intérêt de l’implication des femmes dans les sciences, la professeure Francine Ntoumi, «cette cérémonie a été très importante pour encourager les femmes qui représentent moins de 30% des personnes impliquées dans les sciences. Les sciences sont liées au développement. Peut-on imaginer un développement sans la contribution des femmes? Cela veut dire que le monde va être traduit d’une vision d’hommes qui ne va pas refléter la réalité. Ce n’est pas acceptable. Il faut que les femmes apportent complétement leur contribution, leurs idées, leur manière de voir le monde avec les hommes bien entendu. C’est pourquoi nous soutenons les filles qui sont dans les sciences».
Mme Edith Emmanuelle Adoki a indiqué que le thème retenu cette année met en lumière la participation des femmes congolaises à la recherche et à l’innovation, tout en rappelant la nécessité de former et d’encourager les femmes.
Signalons qu’une lauréate a reçu le prix d’encouragement scientifique en mathématiques.

Martin BALOUATA-MALEKA