Les dirigeants de quatre sociétés nationales, venus des pays suivants (Burundi, RD Congo, Rwanda et Congo-Brazzaville) se sont retrouvés, du 30 octobre au 1er novembre 2022, en atelier à l’Hôtel Elonda, à Brazzaville, pour un échange d’expériences, sous le thème: «Gouvernance et durabilité financière». La rencontre s’est déroulée sous la coordination de Mme Mercy Laker, cheffe de la délégation de la fédération internationale et responsable du cluster regroupant les quatre sociétés nationales. Pendant trois jours, l’expérience de la C.r.c (Croix-Rouge congolaise) était au centre de ces échanges, alors que les autres sociétés nationales participant à la rencontre ont également présenté leurs expériences.
Le cluster est un réseau composé de quatre sociétés nationales. Chaque délégation était conduite à l’atelier par le président de la société nationale. Ainsi, la délégation du Burundi était conduite par Mme Christine Ntahi, celle du Rwanda par Mme Françoise Mukandekezi; celle de la RD Congo par Mme Ange Lilembu, en lieu et place du président Grégoire Matesi. La délégation du Congo était conduite par Christian Sédar Ndinga. La C.r.f (Croix-Rouge française) était représentée par Soumaila Konaté.
Créé en 2021, le réseau des sociétés nationales dit cluster soutient deux pays d’Afrique centrale (Congo-Brazzaville et RD Congo) et deux pays d’Afrique de l’Est (Rwanda et Burundi), tous situés dans le Bassin du Congo, avec une population totale estimée à plus de 136 millions d’habitants.
Il faut souligner que ces pays partagent plusieurs défis humanitaires, notamment la pauvreté et la malnutrition, l’insécurité alimentaire, les sécheresses et les glissements de terrain. Les quatre pays sont confrontés à des risques d’épidémies provenant de sources multiples et sont touchés par des épidémies simultanées (Covid-19, Ebola, fièvre jaune, choléra, rougeole, méningite) avec un accès limité aux soins de santé de base, en particulier en dehors des villes. Il était donc important de réunir les dirigeants et le personnel technique des sociétés nationales du cluster, pour partager leurs expériences et leurs priorités dans la mise en œuvre des programmes au profit des communautés vulnérables.
En ce qui concerne l’agenda du renouveau, les sociétés nationales doivent faire partie du plan de développement du gouvernement de leurs pays respectifs. Si elles ne participent pas au développement de leurs pays, ces mouvements humanitaires seront à redevabilité très réduites. Dans l’action qu’ils mènent, ils doivent accroître la coopération mutuelle au niveau de l’Afrique centrale, pour prévenir les catastrophes, en ayant une démarche commune, en cas de crise, quelle que soit sa nature. Selon le président de la C.r.c, Christian Sédar Ndinga, «les chemins de l’humanitaire sont toujours escarpés. La patience et la persévérance doivent être sans partage».

Narcisse MAVOUNGOU