«Sensibiliser les jeunes a l’éducation et la santé sexuelle», telle est l’ambition des agences du système des Nations unies au Congo, qui entendent organiser, en novembre 2022, à Brazzaville, une conférence des ministres de la santé, de l’éducation et de la jeunesse, qui réunira seize pays d’Afrique de l’Ouest et du centre. Le sujet, a été au cœur d’une séance de travail, mercredi 17 août 2022, à la Primature, entre le Premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, et des représentants des agences onusiennes, dont la délégation était conduite par la directrice régionale de l’O.m.s (Organisation mondiale de la santé) pour l’Afrique, Dre Matshidiso Rebecca Moeti. A l’issue de ladite rencontre, les hôtes du Premier ministre ont été rassurés par l’engagement du gouvernement congolais à la tenue de ces assises.

Le rapport des Nations unies sur l’éducation sexuelle complète (E.s.c) publié en 2021, a révélé qu’en dépit des progrès enregistrés dans certains pays, bon nombre d’entre eux ne semblent pas fournir aux enfants et aux jeunes les connaissances et compétences nécessaires pour assurer leur santé et leur bien-être.
De même, les enseignants ne sont pas préparés et les élèves n’étudient pas la totalité des sujets qu’ils devraient étudier et la désinformation nuit au développement d’une l’éducation sexuelle complète. Ce rapport souligne qu’aujourd’hui, des millions d’enfants et de jeunes ne reçoivent que peu d’informations sur la manière de gérer leur transition vers l’âge adulte.
Confiant ses impressions à la presse, au sortir de l’audience avec le Premier ministre, la docteure Matshidiso Rebecca Moeti, s’exprimant au nom de la délégation qui l’accompagnait, s’est réjouie de l’engagement du Congo à abriter ces assises qui visent une jeunesse bien éduquée et en bonne santé. «Nous avons constaté qu’au début de l’éducation au secondaire, les filles sont très bien représentées. Mais à la fin, nous les voyons avec des grossesses non planifiées ni désirées et, parfois même, être confrontées au mariage précoce. Donc, il ya tout cela à améliorer et a corriger, tout en sachant que l’éducation et l’information permettra à nos jeunes de prendre de bonnes décisions, pour leur avenir», a déclaré la directrice Afrique de l’O.m.s, expliquant le bien-fondé de cette conférence.
Signalons que cette audience s’est déroulée en présence des ministres Hugues Ngouélondélé, de la jeunesse et des sports, de l’éducation civique, de la formation qualifiante et de l’emploi, Gilbert Mokoki, de la santé et de la population, Jean-Luc Mouthou, de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, ainsi que des hauts cadres des agences de l’O.n.u à savoir, Chris Mburu, coordonnateur-résident du système des Nations unies au Congo et Fatoumata Barry Marega, représentante de l’Unesco au Congo.

Roland KOULOUNGOU

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