C’est une nouvelle ère pour la circonscription électorale de Louingui, dans le Département du Pool. Le député Elbe Biscay Bidié Biambemba a organisé, samedi 1er octobre 2022, à Louingui, une conférence socio-économique qui a réuni, dans la cour de la sous-préfecture, aménagée pour la circonstance, plusieurs personnalités, sous le parrainage du prof Louis Bakabadio, conseiller spécial, chef du Département éducation à la Présidence de la République. C’était en présence du président du Conseil départemental du Pool, Michel Bouboutou-Mampouya, du sénateur Adéoda Matoumbi, du député Joseph Badiabio alias Dadis, quelques autres parlementaires, des directeurs départementaux, des chefs de villages et des populations de 56 villages venues nombreux.

Quatre discours ont marqué la cérémonie d’ouverture de la conférence socio-économique de Louingui. Avant le mot d’ouverture, Louis Bakabadio qui a parlé en langue locale, le lari, et en français, a présenté sept cosmogonies kongos. «Les grands penseurs de l’économie politique ont dit que les Nations se développent par la reproduction élargie. Nos ancêtres étaient également arrivés à cette même conclusion; ils nous ont dit: «Wa dia fua, yika dio», a-t-il indiqué.

Le parrain de l’évènement échangeant avec les participants.
Le parrain de l’évènement échangeant avec les participants.

«Chaque enfant de Louingui, mais en réalité, chaque enfant de Nsi za Boko, doit avoir comme ligne de conduite l’accumulation. Il doit toujours penser accumulation, il doit toujours rêver accumulation; être riche n’est pas un péché», a-t-il fait savoir.
«La troisième grande lumière devant éclairer nos travaux est l’effort. Le mot travail vient du latin tripalium, qui fut un instrument de torture composé de trois pieux, utilisé par les romains. C’est l’allégorie de la souffrance, mais aussi de l’effort», a-t-il avoué.
«La conclusion est qu’il n’y a pas de richesse sans effort; il n’y a pas de succès sans effort. Il ne faut surtout pas vous fier aux apparences des soi-disant nouveaux riches, qui jouissent d’un enrichissement sans cause. Ils n’iront pas loin, parce qu’ils ne savent pas ce qui signifie biasala môko», a-t-il déclaré.
«La conférence devrait insister sur la protection du droit de propriété, fruit du travail individuel ou collectif. «Bia ndaba, bunsana bi gana»; la fierté de produire et de posséder s’oppose au vol, au banditisme et à la rapine. Dans la cosmogonie kongo, il est dit sans détours que «kiaku kiaku, kia ngana kia ngana». «Etre fier de son travail, jouir des fruits de son travail, ne pas voler le travail du voisin, bref, la radicalité éthique comme substrat de notre comportement, c’est la quatrième grande lumière de nos travaux. Pour nos jeunes de Louingui, «voler, c’est pas bon», a-t-il annoncé.

Elbe Biscay Bidié répondant aux questions des journalistes.
Elbe Biscay Bidié répondant aux questions des journalistes.

«La sixième grande lumière, c’est l’épargne et l’investissement. «Mu yika fua, ba na bigâla. L’épargne, c’est la capacité de financement de l’économie. Sans épargne, point d’investissements», a-t-il souligné. «La septième grande lumière est la solidarité. Il faut donc que la solidarité embrasse surtout la sphère de la production», a-t-il affirmé.
Pour Michel Bouboutou-Mampouya, «à travers cette conférence, nous engageons la création d’une synergie de développement de cette localité. Le développement doit commencer par les pays de grand Boko», a-t-il fait savoir. Avant de poursuivre en langue locale «pour exhorter les populations de Louingui à aimer le Président de la République…», a-t-il poursuivi.
Pour sa part, le député de la localité a déclaré que «nous engageons une réflexion collective et le vivre ensemble des fils et filles de Louingui doit prendre une place primordiale. Dont les activités «des actions communautaires et mutualités devraient booster notre localité pour le suivi des recommandations auxquelles, nous sommes parvenues. Par ailleurs, le Conseil départemental du Pool est le principal bénéficiaire de cette conférence».
Dans son mot de bienvenue, le sous-préfet, Hubert Nombo, a émis l’idée «de voir le couple présidentiel arriver à Louingui, pour constater et apprécier le travail abattu par le gouvernement Anatole Collinet Makosso et, surtout, rassurer cette population qui, pendant longtemps, s’est toujours sentie méprisée et abandonnée», a-t-il conclu.
Trois commissions ont été mises en place pour échanger sur l’avenir du district: commission éducation; santé et économie et infrastructure. De ces échanges, il ressort que les conditions de vie à Louingui sont précaires. Il faut donc travailler sur des projets: école de qualité; école des métiers; couverture sanitaire, etc. Des recommandations ont été adoptées. Elles seront exploitées à travers des actions communautaires et la mise en place de mutualités.

Chrysostome
FOUCK ZONZEKA

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