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Vie politique nationale : Une concertation politique avant les élections législatives et locales de juillet 2022

Le gouvernement a officialisé la tenue de la concertation politique qui se tiendra du 3 au 6 mars 2022, à Owando, chef-lieu du Département de la Cuvette, pour préparer les élections législatives et locales de juillet 2022. Organisée par le Ministère de l’administration du territoire, de la décentralisation et du développement local, cette concertation politique fait suite à celle tenue du 24 au 26 novembre 2020 à Madingou, chef-lieu du Département de la Bouenza, sous le thème: «Consolidons les acquis de la démocratie par les élections libres, transparentes et apaisées», pour préparer l’élection présidentielle de 2021. Curieusement, le gouvernement n’a pas annoncé de thème pour ce qui est de la concertation politique d’Owando.

Lors du Conseil des ministres qui s’est réuni lundi 31 janvier 2022, par visioconférence, Guy Georges Mbacka, ministre de l’administration du territoire, de la décentralisation et du développement local, a fait une communication, pour parler de la tenue d’une concertation politique, prélude aux élections législatives et locales prévues en juillet 2022.
Suivant les orientations données par le Président de la République, Denis Sassou Nguesso, «ces discussions attendues, qui réuniront la classe politique et la société civile, s’inscrivent dans sa volonté constante, depuis 1997, de privilégier la discussion et la concertation comme moyens de consolider la paix et le climat de concorde dans notre pays», précise le compte-rendu du Conseil des ministre.
«Le Chef de l’Etat a insisté sur la nécessaire bonne foi et la volonté constructive qui doivent habiter les différents acteurs participant à cet important moment de la vie démocratique. Il a rappelé que le gouvernement a la responsabilité particulière d’apporter au débat qui sera engagé avec les différentes parties en présence, tous les éléments d’appréciation, les avancées accomplies comme les obstacles éventuellement rencontrés dans la quête perpétuelle de l’approfondissement du processus démocratique au Congo».
Avec la Constitution du 25 octobre 2015, la République du Congo a institué un Conseil national du dialogue, placé sous l’autorité du Président de la République. Cette institution constitutionnelle, pilotée depuis août 2018, par l’ancien ministre Martin Mbéri, en qualité de secrétaire permanent, «est un organe de concertation, d’apaisement et de recherche du consensus entre les forces vives de la Nation, sur les grands problèmes politiques d’intérêt national» (Article 228 de la Constitution).
L’organisation des élections, qui divise tant la classe politique depuis l’avènement de la démocratie en 1991 à l’issue de la Conférence nationale souveraine, est un sujet d’intérêt national sur lequel le consensus est toujours nécessaire à rechercher. Malgré la mise en place de cet organe constitutionnel, le gouvernement a toujours opté d’organiser lui-même les concertations politiques. L’issue de celle de Madingou était déjà polémique. Il faut souhaiter que celle d’Owando, dont le thème n’est pas encore connu, aboutisse à des conclusions qui feront l’unanimité de la classe politique.

Jean-Clotaire DIATOU

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