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Vie politique : 45 partis légalement reconnus en 2020 contre 55 en 2018

Vie politique : 45 partis légalement reconnus en 2020 contre 55 en 2018

L’arrêté du ministre de l’intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, reconnaissant 45 partis politiques, continue de susciter des réactions au sein de la classe politique nationale où beaucoup ne comprennent pas les critères mis en avant pour reconnaître certains partis et en éliminer d’autres.C’est la loi n° 21-2006 du 21 août 2006 sur les partis politiques qui donnent les critères de légalisation d’un parti politique.

L’article 4 de cette loi oblige les partis politiques à «avoir un caractère national. A ce titre, ils ne doivent pas s’identifier dans la forme, dans l’action ou d’une manière quelconque à une ethnie, à un département, à une religion ou à une secte».
L’article 5 délimite leur champ d’action et énumère un certain nombre d’anti-valeurs qu’ils doivent éviter: «Les partis politiques doivent, dans leurs programmes et dans leurs activités, proscrire l’intolérance, l’ethnocentrisme, le racisme, la xénophobie, l’incitation et le recours à la violence sous toutes ses formes. Ils ne doivent pas porter atteinte à la sûreté de l’Etat, à la sécurité et à l’ordre public ainsi qu’aux droits et libertés Individuels et collectifs…».
Enfin, l’article 9 leur fait obligation d’une présence physique sur le territoire national, à travers des sièges départementaux, en dehors du siège national dans la capitale.
Enfin, l’article 11 définit le processus de création d’un parti politique: «La déclaration de création d’un parti politique s’effectue par le dépôt d’un dossier auprès du ministre chargé de l’administration du territoire ou de son représentant qui le lui transmet dans un délai de quinze jours. Un numéro d’enregistrement est immédiatement communiqué au déposant. Sous réserve des dispositions de l’article 16 de la présente loi, le parti politique acquiert, dès lors, la personnalité morale. Elle donne lieu à la perception des frais d’enregistrement.» La composition du dossier est déclinée par l’article 12.
Après la publication de la liste des partis reconnus en 2020, c’est-à-dire avant le scrutin présidentiel de mars 2021, nombreux sont les Congolais qui se demandent si tous ces partis ont des sièges départementaux (Article 9 de la loi sur les partis politiques). Il y en a dont on n’a jamais entendu parler ni tenir une assemblée générale depuis le début du mandat présidentiel actuel. Et pourtant, ils jouissent de la reconnaissance légale. Mais, les partis qui sont parfois actifs dans la vie politique nationale se retrouvent hors de la liste publiée. Raison pour laquelle certains se demandent quels critères ont été mis en avant pour dresser cette liste.
Il y a des partis qui n’existent que par la personnalité de leurs présidents- fondateurs. Souvent, ces partis disparaissent de la scène quand le président-fondateur en vient à quitter ce monde. Les exemples sont légion. Alors que les partis doivent avoir un caractère national et fonctionner sur des bases démocratiques avec des mandats électifs pour leurs dirigeants, ils deviennent souvent des patrimoines féodaux de leurs présidents-fondateurs qui les dirigent jusqu’à la fin de leur séjour sur terre.
Le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, a indiqué que le processus de reconnaissance légale des partis se poursuit. Est-ce à dire qu’une nouvelle liste des partis sera publiée avant l’élection de 2021?

Narcisse MAVOUNGOU

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25 novembre 2020, 14: 13

L’editorial de la redaction

IL NE FAUT PAS PÉNALISER LES GÉNÉRATIONS FUTURES

On a hérité de la période de vaches grasses, quand les budgets de l’Etat étaient excédentaires grâce à la manne pétrolière (2004 à 2014), des habitudes qui, aujourd’hui où l’on gère les vaches maigres, risquent de pénaliser les générations futures, en raison des ardoises qu’accumule l’Etat chaque année. On pourrait alors se retrouver en porte à faux avec le principe de l’équité intergénérationelle.

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