L’Université Marien Ngouabi et la chaire de l’Unesco en sciences de l’ingénierie qu’abrite l’E.n.e.s.p (Ecole nationale supérieure polytechnique) ont tenu, du 14 au 15 décembre 2021, à Brazzaville, une conférence internationale portant sur l’«environnement et le développement durable». Ainsi, sous les auspices de la professeure Yolande Berton Ofouémé, vice-présidente de l’Université Marien Ngouabi, chargée des affaires académiques les conférenciers ont, entre autres, planché sur le rapport 2021de l’Unesco sur la science. Celui-ci incite les pays du monde dont la République du Congo à «investir davantage dans la recherche et l’innovation technologique, pour améliorer la transition numérique, technologique et écologique».

Selon la professeure Ofouémé, la conférence internationale organisée par l’Université Marien Ngouabi visait à «apporter des contributions pertinentes et innovantes, en vue du relèvement des défis inhérents à la préservation de l’environnement et au développement durable». Le rapport 2021 de l’Unesco sur la science indique que «8 pays sur 10 consacrent encore moins de 1% de leur produit intérieur brut (P.i.b) à la recherche, perpétuant ainsi leur dépendance vis-à-vis des technologies étrangères», a indiqué la représentante résidente de l’Unesco, Mme Fatoumata Marega.
Aussi, le rapport de l’Unesco a-t-il donné l’occasion aux conférenciers venus de la sous-région d’Afrique centrale d’examiner les domaines prioritaires dans le monde et en même temps, et de rechercher les possibilités de se construire des partenariats pour la durabilité de la science au service des sociétés.
Pour Romain Richard Niéré, directeur par intérim de l’E.n.s.p, «nous sommes à une époque cruciale pour l’avenir de notre planète. Déjà, les scientifiques parlent de basculement au point critique pour certains écosystèmes, signifiants ainsi que ces écosystèmes ont atteint un stade de dégradation, n’offrant plus de possibilité pour un retour à un état de fonctionnement normal…». D’où cette initiative scientifique «pour atteindre la vie en harmonie avec la nature, en vue d’assurer le développement durable prôné par les pouvoirs publics», a-t-il souligné.
Pour tenter d’apporter des solutions aux problèmes environnementaux qui gangrènent la planète, cinq thèmes ont fait l’objet de décryptage lors de cette conférence. Il s’agit de: «Outils numériques en sciences de l’ingénieur»; «Energie et environnement»; «Contrôle et qualité des aliments»; «Ponts et infrastructures».
Ouvrant les travaux, la professeure Yolande Berton Ofouémé a rappelé que «dans le cadre de l’accord signé le 10 mai 2011, entre l’Unesco et l’Université Marien Ngouabi, sur la création de la chaire de l’Unesco en science de l’ingénieur, plusieurs objectifs étaient visés, notamment en matière de recherche… La problématique de la préservation de l’environnement et du développement durable est une des priorités du Président de la République… Elle est également une préoccupation permanente de la communauté scientifique et universitaire».
Selon elle, les écosystèmes actuels résultent d’interactions complètes entre le climat, le sol, la végétation et les activités humaines. Ces interactions sont au centre des problématiques de développement par les ressources qu’elles régulent. L’exploitation non maîtrisée de ces ressources fragilise les équilibres établis et peut générer des préjudices irréversibles.
Ouverte en mai 2011, la chaire de l’Unesco en sciences de l’ingénieur à l’E.n.s.p a permis la soutenance, en 2012, de quatorze thèses et environ trois cents masters dont les candidats venaient des deux Congo et du Tchad. Suspendue pour non production de rapport, cette chaire n’a été réouverte que le 23 janvier 2020.
Joseph MWISSI NKIENI

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