Le Conseil central du Synesup (Syndicat national des enseignants du supérieur) a tenu sa session inaugurale, samedi 23 avril 2022, à la Grande bibliothèque universitaire, à Brazzaville, sous le patronage de son secrétaire général, Jean-Didier Mbélé. Mise à part l’adoption des comptes exercice 2021 et du budget exercice 2022, cette session a aussi permis, selon le secrétaire général, de «traiter des questions les plus cruciales, les plus urgentes qui relèvent de la pédagogie, de la psychopédagogie… », qui minent l’Université Marien Ngouabi, afin de maintenir le climat de paix sociale en milieu universitaire.Le budget exercice 2022 adopté s’élève à un peu plus d’un milliard de francs Cfa. Mais, il est jugé «aléatoire» par le secrétaire général du Synesup. «Qui dit budget, dit prévision. Et la prévision n’est jamais juste», a expliqué Jean-Didier Mbélé. Celui-ci a rappelé que le syndicat gère des situations diverses, entre autres, celles de leurs collègues décédés: «Les capitaux de décès qui ne sont jamais payés; les heures exécutées mais pas payées. Bref, ils ont travaillé, ils sont morts sans être payés. C’est une panoplie de situations que nous regardons avec la présidence de l’Université qui nous aide et qui est attentive… Nous voulons arrondir les angles, pour qu’il n’y ait pas de contradictions avec les bénéficiaires», a-t-il dit.

Les membres du Conseil central du Synesup, pendant la session.
Les membres du Conseil central du Synesup, pendant la session.

Jean-Didier Mbélé a, également, fait savoir que malgré les efforts consentis par le gouvernement, l’ensemble des travailleurs de l’Université Marien Ngouabi en général et les enseignants-chercheurs en particulier connaissent, à ce jour, quelques difficultés dues au non-respect de la concomitance dans le paiement intégral des heures diverses dues.
Quoiqu’il en soit, le Synesup reste attaché à l’application totale du relevé de conclusions du 21 septembre 2021 entre le gouvernement et le collège intersyndical de l’Université Marien Ngouabi. Il souhaite qu’à la fin de ce relevé de conclusions, il y ait la signature d’un deuxième protocole d’accord, pour garantir et maintenir le climat de paix sociale qui règne à l’Université Marien Ngouabi depuis trois ans.
Créé le 6 mai 1995, avec pour objet la défense des intérêts matériels et moraux des enseignants du supérieur et la contribution à la gestion administrative, pédagogique et financière de l’Université, le Synesup a déjà plus d’un quart de siècle d’existence. C’est l’âge de maturité aussi bien pour un individu que pour une institution, estime son secrétaire général. A cette occasion, un hommage a été rendu aux membres fondateurs, pour avoir légué aux générations successives d’enseignants-chercheurs de l’Université Marien Ngouabi, un outil essentiel et efficace de soutien, d’aide et de combats socio-professionnels, pour la défense de leurs intérêts.

Joseph
MWISSI NKIENI

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