L’Université Denis Sassou-Nguesso, située dans la commune de Kintélé, dans le Département du Pool, au Nord de Brazzaville, a célébré la Journée internationale des droits des femmes, à travers une causerie-débat animée, vendredi 18 mars 2022, par Mme Antoinette Kébi, secrétaire exécutive du Conseil consultatif de la femme, sous le thème: «Comment concilier vie familiale et vie professionnelle». Cette causerie-débat, qui a réuni les femmes et filles de l’Université publique Denis Sassou-Nguesso, était placée sous l’égide de Michel Didace Mvoula-Tsiéri, vice-président de cet établissement d’enseignement supérieur, en présence de Macaire Batchi, secrétaire général de ladite université et d’autres cadres de l’établissement.

Photo de famille des officiels (au premier rang) et des participantes à la causerie-débat.
Photo de famille des officiels (au premier rang) et des participantes à la causerie-débat.

Saluant l’initiative des femmes et filles de l’U.d.s.n, le vice-président Mvoula-Tsiéri a déclaré: «Nous rendons hommage à vos idées, votre activisme qui rendent notre monde meilleur et à votre leadership sur tous les fronts dans la lutte pour vos droits, pour de meilleures conditions de travail, pour l’égalité entre hommes et femmes et pour la liberté». Pour lui, sans touche de féminité, le monde serait fade et triste, «car, la femme fédère la famille, apporte joie et gaité… Berceau des valeurs, les femmes de l’U.d.s.n ont un rôle important à jouer dans la mise en œuvre du plan stratégique, notamment de l’axe 1 consacré à la lutte contre les antivaleurs», a précisé Michel D. Mvoula-Tsiéri.
Le mois de mars, consacré à la femme, est propice aux réflexions concernant particulièrement la femme. «Ces réflexions doivent être menées non seulement sur des thèmes retenus au niveau international, national, mais aussi sur toute autre question pouvant affecter l’épanouissement de la femme», a rappelé Mme Antoinette Kébi, dans son introduction.
Développant le thème, la conférencière a indiqué que la famille est et restera le socle de la société. C’est autour et à partir d’elle que tout s’articule. D’où la nécessité de créer des moyens pour concilier la vie familiale et la vie professionnelle.
Pour bien faire passer son message, l’oratrice a scindé sa communication en deux parties: la distribution des rôles au sein de la société congolaise et la difficile conciliation des différentes obligations pesant sur les femmes.
Dans la première partie, Mme Kebi a énuméré les principales obligations qui incombent à la femme, qu’elle soit dans le formel ou l’informel, en ville ou dans les villages.
Pour être efficace, elle a exhorté cette dernière à faire preuve de capacités managériales et organisationnelles. «La femme devrait être, avant tout, un véritable manager. Adopter la mentalité du manager est certainement la première clef pour arriver à concilier vie familiale et vie professionnelle», a-t-elle martelé. La femme ne devrait pas travailler seule. L’implication de toute la famille serait un atout pour sa réussite. «De la manière dont elle s’organisera pour s’acquitter de la multitude de ses tâches, dépendront, en grande partie, la paix, l’harmonie au sein de la cellule familiale… Chacun selon ce qui est attendu de lui», a dit la conférencière.
Etant l’épine dorsale de la cellule familiale, la femme atteint ses limites à un certain âge. Son organisme devient fragile et si on n’y prend garde, elle risque de développer des pathologies graves et devenir un poids pour la famille.
Pour éviter d’arriver à ce stade, la femme est appelée à être gestionnaire, c’est la deuxième clef. «Concilier vie familiale et vie professionnelle est un impératif pour toutes les femmes, quelle que soit la profession qu’elles exercent», a-t-elle exhorté, invitant les pouvoirs publics à accompagner les femmes, car elles ont des atouts indéniables qui font d’elles la cheville ouvrière de la famille. «Beaucoup de femmes sacrifieront une promotion ou une carrière professionnelle pour privilégier la famille. Le Congo a besoin de tous ses fils et filles pour son développement. Alléger le travail des femmes et tenir compte des contraintes auxquelles elles font face au quotidien, c’est leur donner la possibilité de mieux s’investir dans le développement du pays», a plaidé Mme Kébi.
Réceptive, l’assistance a assuré mettre en pratique les réflexions mises à leur portée, pour réussir leur vie.

Urbain
NZABANI

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici