L’unique association qui regroupe les artistes musiciens du Congo, et qui est dirigée par l’artiste musicien, Pape God, a organisé, vendredi 7 octobre 2022, la réception de la nouvelle ministre de l’industrie culturelle, Lydie Pongault, dans la cour de l’Ecole de peinture de Poto-Poto, dans le quatrième arrondissement Moungali, à Brazzaville, en présence de nombreux artistes musiciens.

Dans une modération en duo de Paule Ekibat, journaliste-présentatrice d’émission à la télévision nationale et d’Yves Vogel décibels, journaliste présentateur d’émission à la chaîne de télévision privée, D.r.t.v, la cérémonie a connu un seul discours, celui du président de l’U.m.c (Union des musiciens du Congo). Ce dernier a souhaité la bienvenue à l’actuelle ministre en charge des questions culturelles, du tourisme arts et des loisirs.
Selon Pape God, «Madame Pongault est une femme de cœur. Finies les tracasseries, parce qu’avec elle, nous avons obtenu que le B.c.b.e (Bureau congolais des droits d’auteur) soit doté d’un conseil d’administration, pour que les artistes musiciens soient bien gérés par cette entité. On ne peut pas croire qu’un artiste musicien touche à la fin de l’année trois mille francs, de ses droits d’auteur». Il a également interpellé la ministre sur le contenu des musiques à jouer à la radio et la télévision nationales. «Il faut revoir cet état de chose. La musique d’ailleurs sur les antennes doit être revue. Ce n’est pas la musique qui manque chez nous», a-t-il fait savoir.
Sponsorisé par la bière Ngok, le concert de bienvenue à la ministre Lydie Pongault a tenu ses promesses. La musique moderne, traditionnelle et religieuse était au rendez-vous. Les opérateurs culturels et les sapeurs ont été aussi de la partie, parce que tous voulaient souhaiter la bienvenue à la nouvelle ministre de l’industrie culturelle.
Lydie Pongault connait bien la maison «culture», pour avoir été en charge du Département de la culture à la Présidence de la République. «Avec son implication, beaucoup de dossiers ont abouti», a reconnu Pape God. «Les artistes sont contents de sa nomination. Ils espèrent qu’elle va apporter beaucoup de changements. Nous attendons également notre Fespam, qui est une industrie culturelle», a avoué un artiste musicien. En tout cas, l’un des défis que Lydie Pongault devrait relever, est celui de ressusciter ce festival musical, à l’agonie depuis, à cause de la crise financière qu’a connue le pays à partir de 2017.

Narcisse MAVOUNGOU

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