Sous la direction du deuxième vice-président, Fernand Gilles Bassindikila, les deux tiers des membres du Bureau politique de l’U.d.h-Yuki (Union des démocrates humanistes) se sont réunis, mercredi 16 février 2022, au Quartier Diata, dans le premier arrondissement Makélékélé, à Brazzaville, pour arrêter la date de la tenue de la convention nationale, afin de mettre en place les instances du parti, pour aborder comme il se doit les élections législatives et locales de juillet 2022. «La convention nationale de l’Union des démocrates-humanistes Yuki est convoquée le 17 mars 2022 à Brazzaville», c’est la décision importante annoncée à la presse nationale et internationale par Madeleine Loussakou, rapporteur de la commission d’organisation.

Avec la fin imminente du mandat des instances nationales (18 mars 2022), les recommandations des départements sur la tenue de la convention nationale, le procès-verbal de constat des deux-tiers et des conclusions du Bureau politique fait par l’huissier de justice, commissaire-priseur, Jean-Claude Olombi, la réunion du Bureau politique de l’U.d.h-Yuki était devenue urgente.
Selon le deuxième vice-président, Fernand Gilles Bassindikila, «il est temps de méditer profondément et avec responsabilité sur la question et d’entreprendre des actions, afin que le message sublime (du président-fondateur du parti) sur son lit de mort ne soit pas un message vain, ni lettre morte».
Il a fallu donc surmonter la tension entre les deux tendances qui se sont formées. Mettant en avant les valeurs républicaines qui fondent ce parti, les deux-tiers des membres du Bureau politique ont tendu la main à l’autre partie conduite par Pascal Ngouanou, le premier vice-président et certains élus locaux. Ceux-ci avaient, «dès l’annonce du décès de notre président, nourri des ambitions pour des postes électifs acquis pour la plupart dans les fiefs du parti. Dès lors, ils ont prétendu que la priorité pour le parti est de se préparer aux échéances électorales de 2022, reléguant, de ce fait, au second plan, la nécessité de se conformer aux textes fondamentaux du parti et des dispositions multiples de la loi n°20-2017 du 12 mai 2017 sur les partis politiques et ses multiples exigences», a fait savoir un membre du Bureau politique.
«Ce sont des frères égarés par la mauvaise interprétation des textes fondamentaux du parti. Ils ont de la place au milieu de nous. Comme disait le président Kolélas, «lorsque le chemin devient difficile à poursuivre, la difficulté, c’est le chemin. Nos frères se sont retrouvés dans cette situation», a déclaré un cadre qui a requis l’anonymat.
Cette décision est soutenue par le porte-parole du parti, Justin Magloire Nzoloufoua. Pour lui, «la convocation, selon les normes statutaires, de la convention nationale dans les meilleurs délais est une façon de consolider la cohésion et l’harmonie au sein du parti et surtout préparer le parti à participer, dans l’ordre et la discipline, aux échéances électorales de juillet 2022. L’indiscipline n’a pas sa place dans nos rangs et ne tuons pas le président Kolélas pour la deuxième fois, connaissant qu’il nous a quittés dans des circonstances très tragiques».
«La convention nationale sera donc un espace indiqué pour l’U.d.h-Yuki de se retrouver comme au ‘‘mbongui’’, afin qu’en se basant sur le message sublime laissé à tous, que le parti puisse se donner des forces morales et spirituelles, pour faire plaisir à notre très illustre président», a souligné, Fernand Gilles Bassindikila.
Les cadres et militants rencontrés sur place à Diata sont contents de cette annonce et proposent que le thème de la convention soit: «Ensemble, œuvrons pour l’accomplissement du testament de notre illustre président, Guy-Brice Parfait Kolelas».

Chrysostome
FOUCK ZONZEKA