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U.d.h-Yuki (Union des démocrates humanistes) : Guy-Brice Parfait Kolélas dénonce l’amendement unilatéral de la loi électorale

U.d.h-Yuki (Union des démocrates humanistes) : Guy-Brice Parfait Kolélas dénonce l’amendement unilatéral de la loi électorale

Dans une longue déclaration publiée à Brazzaville, dimanche 9 août 2020, le président national de l’U.d.h-Yuki (Union des démocrates humanistes), parti membre de l’O.p.c (Opposition politique congolaise), le député Guy-Brice Parfait Kolélas, ancien ministre, a dénoncé «cette mascarade, mieux, cette tricherie politique» que constitue l’amendement de la loi électorale pour instituer un jour de vote spécial des agents de la Force publique. Pour lui,«rien donc ne justifie ni le vote par anticipation de la force publique, ni la mise en place d’une liste électorale spéciale des militaires, gendarmes et policiers».

Il était donné deuxième, par la Cour constitutionnelle, à l’élection présidentielle anticipée de mars 2016, avec 15,04% des suffrages exprimés (soit 209.632 voix), devant le Président Sassou-Nguesso, donné vainqueur avec 60,19% (838.922 voix). Guy-Brice Parfait Kolélas avait alors fait un recours pour demander à la Cour constitutionnelle, «de reformuler les résultats du Pool, de Pointe-Noire et de Brazzaville, puis d’annuler les résultats du scrutin du 20 mars 2016 dans le 6ème arrondissement de Brazzaville et dans les Départements de la Likouala et de la Cuvette ou, à défaut, d’ordonner toutes mesures d’instruction pour la manifestation de la vérité». La Cour constitutionnelle avait jugé «irrecevable» son recours, pour non-respect du délai de dépôt.
En démocrate, Guy-Brice Parfait Kolélas s’était alors incliné devant cette décision et avait reconnu la victoire du Président Denis Sassou-Nguesso, s’attirant les critiques des radicaux de l’opposition. Il connaîtra un deuxième revers, en voyant le poste de chef de file de l’opposition lui échapper au profit de Pascal Tsaty-Mabiala, car il n’a pas le plus grand nombre de parlementaires.
L’initiative du ministre de l’intérieur et de la décentralisation de modifier la loi électorale, sans concertation préalable avec les forces vives de la Nation, lui a donné l’opportunité de monter sur ses grands chevaux, pour dénoncer ce qu’il considère comme une opération de tricherie du parti au pouvoir et ses alliés. Il a sorti une longue déclaration où il explique l’inutilité de cette réforme et contre-attaque, en la discréditant. «Au moyen de cette loi, le ministre de l’intérieur se propose de manipuler les votes à venir par un embrigadement des consciences des agents de la Force publique et ce, en violation de l’article 24 alinéa 3 de la Constitution qui stipule que «toute manipulation, tout embrigadement des consciences, toutes sujétions de toutes natures imposées par fanatisme religieux, philosophique, politique ou sectaire sont interdits et punis par laloi», assène-t-il.
Le leader de l’U.d.h-Yuki tire ensuite la sonnette d’alarme: «Si nous acceptons, aujourd’hui, l’établissement d’une liste d’enrôlement spéciale des agents de la Force publique et admettons en même temps le vote par anticipation des militaires, gendarmes et policiers, sous prétexte de leur laisser une marge pour mieux sécuriser les élections, le jour du scrutin, nous validerons alors la fraude par le double vote et le bourrage des urnes, au profit du candidat du P.c.t, car nous ne connaissons pas les effectifs réels des agents de la Force publique,d’autant plus que la biométrie n’a jamais vu le jour.Par ailleurs, la sécurisation des élections est assurée en tout temps par les agents de la Force de l’ordre (gendarmes et policiers) consignés».
Guy-Brice Parfait Kolélas avise, en conséquence, ses militants: «Comme en mars 2016, le P.c.t et sa majorité présidentielle au pouvoir veulent encore vous voler la victoire de l’élection présidentielle de mars 2020. Unis, derrière l’opposition réunie dans toute sa diversité, nous devons, dès à présent, dire non à cette forfaiture».
D’après lui, le projet de réforme de la loi électorale aurait déjà été déposé au parlement, le samedi 8 août. Mais, dans l’opinion, on n’a pas entendu le conseil des ministres adopter ce projet de réforme et le transmettre au parlement. Ce qui suscite le doute. On attend donc de voir à quel niveau se trouve ce projet de réforme.

Narcisse MAVOUNGOU

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25 octobre 2020, 00: 25

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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