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Transport urbain en commun : Comment mettre fin au calvaire des citadins, en cette période de pandémie?

Transport urbain en commun : Comment mettre fin au calvaire des citadins, en cette période de pandémie?

Il est clair que la mesure de distanciation physique, faisant partie des mesures barrières en vue de prévenir la propagation du coronavirus, l’agent pathogène de la maladie de covid-19, est vaine dans le transport en commun. Le nombre de limitation de passagers imposé par le gouvernement, suivant les différents types de véhicules de transport en commun, est presqu’impossible à faire respecter. Il suffit de se rendre à un arrêt de bus, aux heures de pointe, pour s’en convaincre. Mais, l’instauration de cette mesure de limitation de passagers a sérieusement perturbé le transport en commun qui est devenu un véritable calvaire pour les passagers. Il est souhaitable que le gouvernement retire, enfin, cette décision dont les conséquences sont dramatiques pour les populations.

D’ordinaire, le transport en commun n’est déjà pas aux normes dans les villes congolaises. Tous les itinéraires ne sont pas desservis et les types de véhicules utilisés par les privés, notamment, ne sont pas adaptés. Et pourtant, depuis les années 80, les minibus de transport en commun, d’une capacité de 12 places, mais forcée à 18 places, assurent le transport en commun. Les passagers s’y blottissent comme des sardines dans une boîte.
Il y a quatre ans, le gouvernement a fait renaître une société publique de transport en commun, en achetant des bus en Inde. Mais, leur nombre limité et leur qualité intérieure sommaire ne répond pas aux attentes du public qui a fini par les surnommer «Mal à l’aise». Une expression qui peut se traduire par le sentiment que, quand on veut acheter les bus pour le peuple, on en a acheté de moins bonne qualité.
Quand arrive la pandémie de covid-19, en mars dernier, le gouvernement ne peut faire autrement que d’instaurer les mesures barrières pour freiner la propagation de son agent pathogène, comme cela se fait dans la plupart des pays du monde. Mais, appliquer la distanciation physique dans un système de transport en commun sous-développé et limité qu’à un seul mode de transport (bus, minibus et taxis), revient à vouloir déplacer une montagne. Dès que cette mesure a été instaurée, les commerçants transporteurs ont réagi en morcelant les itinéraires, pour garantir leurs recettes journalières. Au grand dam des populations dont le pouvoir d’achat est déjà fragilisé par le recul de l’activité économique nationale, à cause, entre autres, de cette même pandémie de covid-19.
Mais, comme les dirigeants politiques jugent la société à travers le prisme de leur propre confort -ils ne prendront jamais le transport en commun- ils ne sentent pas les conséquences néfastes de cette mesure sur la vie des citoyens. Habiter la banlieue, venir en ville et repartir est devenu un calvaire.
Cette mesure a été quelque peu allégée depuis que le couvre-feu a été remonté de 20h à 23h. Mais, les populations en ont pour leur poche, car aujourd’hui, il faut débourser trois à cinq fois le prix de 150 F. Cfa pour le même trajet. Beaucoup se résolvent à marcher une bonne partie du trajet avant de prendre un bus.
Face à une telle situation, il est souhaitable que la coordination nationale de gestion de la pandémie de covid-19 revoit sa décision de limiter le nombre de passagers dans les bus, surtout que l’année scolaire a démarré. Le moment y est favorable, quand on sait que, selon les autorités sanitaires elles-mêmes, la pandémie semble avoir entamé une courbe décroissante de sa propagation dans le pays. Histoire de soulager une population qui a su montrer, de manière générale, sa volonté de respecter les mesures édictées dans le cadre de la lutte contre cette pandémie.

Jean-Clotaire DIATOU

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20 octobre 2020, 12: 46

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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