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Talangaï, 6ème arrondissement de Brazzaville : Des échauffourées au quartier Kangambandzi

Talangaï, 6ème arrondissement de Brazzaville : Des échauffourées au quartier Kangambandzi

Ambiance inhabituelle le matin du mardi 18 août 2020, dans le 6ème arrondissement Talangaï, à Brazzaville. Des sinistrés des explosions meurtrières du 4 mars 2012, relogés au quartier Mille Logements de Kintélé après la perte de leurs maisons, ont été chassés manu militari par décision de la mairesse de Kintélé. Ils sont repartis dans leur quartier d’origine, Kangambadzi pour exprimer leur mécontentement. Il a fallu l’intervention musclée de la police, pour rétablir l’ordre public. Un spectacle jamais vu à Brazzaville, depuis la crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19.

Le déguerpissement des sinistrés du 4 mars, par les autorités municipales de la commune de Kintelé, située à la périphérie Nord de Brazzaville, dans le Département du Pool, couvait depuis des mois. Cela s’est matérialisé le mardi 18 août, occasionnant des conséquences néfastes. Les sinistrés déguerpis ont tenté de barricader l’Avenue des Trois Martyrs, à hauteur de l’Hôpital de référence de Talangaï, renverser des poubelles et brûler des pneus. On note quelques blessés, ainsi qu’une dame tombée en syncope et aussitôt conduite d’urgence à l’hôpital, à quelques mètres de l’épicentre des échauffourées.
«Je venais pour prendre le bus, mais avant d’arriver à l’arrêt de bus, j’ai vu les gens courir dans tous les sens. Malgré tout, j’ai foncé au goudron. C’était la chasse à l’homme, des ordures jonchaient la chaussée et des pneus qui brûlaient», nous a confié un agent de Congo Télécom.
Indignés par la tournure des événements, à l’heure de la crise sanitaire, certains habitants de Talangaï ont souhaité que les deux parties prônent le dialogue. «Le Congo n’a plus besoin de la violence. La façon de faire des pouvoirs publics qui consistent à déguerpir de force ces sinistrés n’est pas digne. Car, ici ces derniers n’ont plus de logements. Ils vont dormir où finalement Nombreux de ces sinistrés sont des pères de familles. Pour moi, la violence ne conduit qu’à la violence. C’est une question sensible qui mérite une réponse conséquente», a déclaré un habitant.
Rappelons que le gouvernement avait mis en place une commission nationale des sinistrés du 4 mars. Elle est chargée de statuer, régulariser et prendre en charge la situation des victimes du drame du 4 mars 2012. Malheureusement, cette commission ne fonctionne plus normalement et le gouvernement ne pense toujours pas la remettre en marche.

Didace KINO

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25 octobre 2020, 00: 04

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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