Sélectionner une page

Sports de loisir à Brazzaville : Le non-respect de la distanciation physique 

Sports de loisir à Brazzaville : Le non-respect de la distanciation physique 

Le gouvernement a autorisé «la reprise des sports individuels de compétition, sans public de plus de 50 personnes», à partir du deuxième palier du déconfirnement progressif, annoncé le 20 juin dernier par le Premier ministre, chef du gouvernement, Clément Mouamba. C’est ainsi que les marches sportives et de loisir ont repris. A Brazzaville, pendant le week-end, les espaces publics sont pris d’assaut par des centaines de pratiquants de la marche et de la gymnastique. Cependant, le constat général est que les gens ne se soucient pas de la distanciation physique comme mesure barrière contre la propagation du coronavirus.

Un tour à l’esplanade du Stade Président Alphonse Massamba-Débat, à l’esplanade du C.n.r.t.v, au quartier Nkombo-Matari, dans le 9ème arrondissement Djiri, et à celle du Stade de la Concorde, dans la commune de Kintélé, pendant le week-end, a permis de se faire une idée de l’indifférence que les Congolais affichent à la mesure barrière de distanciation physique, pour prévenir la propagation du coronavirus.
Un grand nombre de pratiquants de la marche méconnaissent l’existence de la pandémie covid-19. «Il n’y a pas de coronavirus au Congo. C’est une farce. Chaque samedi et dimanche, nous-nous retrouvons ici en grand nombre, certains d’ailleurs sans bavettes», a confié un marcheur, à l’esplanade du Stade Président Alphonse Massamba-Débat.
D’autres, par contre, reconnaissent l’existence de la pandémie et déplorent le non-respect de la distanciation physique. «Ce n’est pas normal de se comporter ainsi. Vraiment, les Brazzavillois ont perdu la raison. Le comble est qu’une fois contaminés, on va accuser les parents de sorciers», s’est indigné un autre marcheur.
Un entraîneur, Eloi Christ Mouafouna,rencontré sur place, interpelle les marcheurs à respecter la distanciation physique: «Personnellement, je pratique le sport pour des raisons de santé. J’améliore ma condition de vie, en faisant le sport, chaque dimanche. J’encourage d’autres à le faire, pour éviter certaines maladies et le stress de la semaine. Mais, une chose est à relever: c’est le danger que nous constatons pendant cette pandémie où ces sportifs exercent sans se protéger, ni observer les mesures barrières, surtout la distanciation sociale, car la pandémie est là!».
Un footballeur de deuxième division, Constant Kalembé, qui se consacre à la marche pour garder sa forme, avance que c’est un problème de prise de conscience: «Chacun de nous sait ce qu’il vient faire. C’est vrai qu’on vient pratiquer le sport. Mais au-delà, chaque leader et chaque groupe devraient lutter pour éviter la propagation de la pandémie, en respectant les mesures barrières. Or, c’est le contraire qui se produit. Nous demandons au gouvernement de les faire appliquer, pour éviter la propagation à grande échelle. Nous venons ici, pas pour nous contaminer, ni contaminer les autres.»
Le député José Cyr Ebina, grand marcheur et mécène sportif que nous avons surpris en pleine marche, s’est dit interpellé par la manière dont le sport de loisir est pratiqué en ce moment de la pandémie de covid-19: «J’en appelle aux pratiquants de respecter la distanciation, parce qu’on ne peut pas faire le sport avec le masque. L’unique conseil, c’est le respect de la distanciation physique. Je déplore le spectacle que nous voyons ces derniers temps à l’esplanade du Stade Alphonse Massamba-Débat et au C.n.r.t.v. C’est vraiment ahurissant! Ça interpelle tout le monde.Nous devons continuer à faire attention.»
Les pouvoirs publics sont donc interpellés pour agir, en sensibilisant les pratiquants de sports de loisir de veiller à leur santé et à celle des autres, en respectant la distanciation.

Luze Ernest BAKALA

A propos de l'auteur

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

heure locale

20 octobre 2020, 12: 52

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

Lire la suite

Je m’abonne à la newsletter de l’horizon africain

Votre Publicité

Archives

Statistiques de notre site

  • 39
  • 37
  • 1 681
  • 3 551
  • 424
  • 579
  • 18 octobre 2020

Votre météo

booked.net