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Session extraordinaire du Conseil national de l’I.d.c : «Il n’y a qu’une voie salutaire pour notre peuple: le dialogue national inclusif»

Session extraordinaire du Conseil national de l’I.d.c : «Il n’y a qu’une voie salutaire pour notre peuple: le dialogue national inclusif»

Le Conseil national de l’I.d.c (Initiative pour la démocratie au Congo), une des composantes de la Fédération de l’opposition congolaise que dirige Claudine Munari, a tenu, samedi 1er août 2020, à l’Hôtel Saint-François, au centre-ville de Brazzaville, sa première session extraordinaire, sous le patronage de son coordonnateur général, Michel Mampouya.

La présidente de la F.o.c était représentée par Marcel Moukoko, secrétaire général du Must (Mouvement pour l’unité, la solidarité et le travail). Au cours de la session, les conseillers nationaux ont examiné la situation économique, politique et sociale que traverse le pays, caractérisée par la pandémie de covid-19. L’I.d.c s’est engagée en faveur de la tenue de l’élection présidentielle en 2021, mais exige la tenue d’un «dialogue national inclusif», «seule voie salutaire pour notre peuple».

L’I.d.c a coupé court à la proposition de Pascal Tsaty-Mabiala de proroger le mandat du Président Denis Sassou-Nguesso jusqu’en 2023. La plateforme dirigée au début par l’ancien ministre André Okombi-Salissa, aujourd’hui incarcéré à la Maison d’arrêt à la suite de sa condamnation pour atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat, s’est prononcée pour la tenue en 2021 de l’élection présidentielle. Elle a qualifié la proposition du chef de file de l’opposition «d’absurdité» et de «chimérique», «une idée invraisemblable dans un pays en paix où les institutions fonctionnent normalement en adéquation avec la Constitution». L’I.d.c a réaffirmé que conformément aux dispositions constitutionnelles, l’élection présidentielle devrait avoir lieu en 2021 et qu’il conviendrait, par conséquent, de s’y préparer.
Dans la perspective de cette élection présidentielle, l’I.d.c s’est prononcée, une fois de plus, contre la détention des leaders de l’opposition. «L’I.d.c relève, une fois de plus, que le régime en place, par la condamnation arbitraire d’André Okombi-Salissa et Jean-Marie Michel Mokoko, s’emploie à éliminer, ipso facto, des candidats et adversaires ayant un poids électoral de premier plan. Elle réitère, avec force et gravité, que le peuple congolais en a assez des violences répétées consécutives à des élections volontairement mal organisées, aux fins de la conservation du pouvoir par le clan qui gouverne le pays voici près de quarante ans».
Raison pour laquelle l’I.d.c appelle à la tenue du dialogue national inclusif, avant l’organisation de l’élection présidentielle.
Dans son mot de clôture, Michel Mampouya a déclaré que «face à l’obstination des dirigeants qui ont érigé la prédation et l’impunité en norme de gouvernance publique, il ne reste qu’une voix salutaire pour notre peuple: le démantèlement et le changement démocratique du système politique actuel, à la faveur d’un dialogue national véritablement inclusif. Aussi longtemps que le dialogue national inclusif sera refusé par le régime politique aux commandes de notre pays, le même système reproduira les mêmes schémas de gouvernance et notre pays restera immergé dans cette gestion chaotique.»
Pour l’ancien ministre aujourd’hui à la tête de l’I.d.c, seule l’alternance au sommet de l’Etat peut permettre au Congo de sortir de ses crises actuelles. «La paix sociale dans notre pays et notamment la restauration de la sécurité dans le Pool, le redressement économique et financier en vue d’améliorer les conditions de vie de nos populations, le renouveau démocratique et le retour de l’Etat de droit sont conditionnés par le changement du régime à la faveur d’une alternance pacifique. Parmi les moyens de lutte, la saisine de la Cour africaine de justice et des droits de l’homme ainsi que d’autres institutions internationales est amplement justifiée», a-t-il déclaré.
Au terme des travaux, les conseillers nationaux de l’I.d.c ont adopté deux résolutions: la première sur «la libération des prisonniers politiques, facteur de décrispation sociale, qui marquerait un grand pas vers la réconciliation et la sauvegarde de l’unité nationale, dans la perspective du dialogue national inclusif» et la deuxième sur «la problématique de l’élection présidentielle de 2021». Ils ont dénoncé «la condamnation arbitraire de Jean-Marie Michel Mokoko, André Okombi-Salissa» et les autres et ont «pris acte de l’évacuation sanitaire de Jean-Marie Michel Mokoko», tout en déplorant le pays dans lequel le pouvoir de Brazzaville l’a envoyé, à savoir: la Turquie.

Chrysostome
FOUCK ZONZEKA

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24 octobre 2020, 23: 51

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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