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Sculpture : L’artiste Rémy Mongo Etsion, auteur de la stèle de l’Ecole Henri Bounda de Sibiti

Sculpture : L’artiste Rémy Mongo Etsion, auteur de la stèle de l’Ecole Henri Bounda de Sibiti

A l’occasion des 60 ans d’indépendance de la République du Congo, l’artiste-peintre, sculpteur, Rémy Mongo Etsion, s’indignait, au cours d’une émission sur Vox tv, animée par Maixent Foukou Makaya, que les pouvoirs publics ne font pas confiance aux artistes locaux et préfèrent s’en remettre aux artistes étrangers. Ce cri du cœur avait été certainement entendu par le Premier ministre, chef du gouvernement, Clément Mouamba, qui l’a consulté, par l’intermédiaire de ses services, pour réaliser la stèle de la grand-mère montrant l’école à son petit-fils, érigée dans la cour de l’Ecole Henri Bounda de Sibiti, dans le Département de la Lékoumou. Dans l’interview qu’il nous a accordée, Rémy Mongo Etsion nous explique comment s’est déroulée la réalisation de ce projet.

* Bonjour Rémy Mongo Etsion! Votre nom est associé à plusieurs œuvres d’art au Congo et ailleurs. Parlez-nous de votre dernier projet d’art que vous avez réalisé ces deux derniers mois?

La grande-mère et le petit-fils l’oeuvre de l’artiste.

** Merci, monsieur le journaliste, pour l’intérêt que vous accordez à notre travail. Un avant dernier, parce que j’en ai encore et je suis en pleine conception et réalisation. Je sors de Sibiti, dans le Département de la Lékoumou, où j’ai été installé un groupe scriptural. Je parle d’un groupe, parce qu’il y a une vieille dame et un petit garçon à l’Ecole Henri Bounda, pour montrer les origines de plusieurs cadres ressortissants de cette localité, dont le Premier ministre Clément Mouamba.

* Parlez-nous de l’aboutissement de ce projet?
** Le maître d’ouvrage en a parlé à un architecte. Il y a eu un dialogue tripartite entre le maître d’ouvrage et l’architecte qui, par la suite, m’a contacté, pour passer à l’action et mettre en musique la partition qui m’a été donnée. Parce qu’il y avait une démarche à mettre en forme. C’est une œuvre que j’ai réalisée en béton comparable à celle réalisée par mon collègue Mouanga au Palais des congrès et au rectorat de l’Université Marien Ngouabi. Sauf que chez moi, c’est creux et relativement léger. Et cela m’a pris un mois.

* Il y a deux mois, vous vous plaigniez du fait que les artistes locaux ne sont pas utilisés par les institutions nationales. Cette fois-ci, vous voilà réaliser une œuvre d’art d’une grande importance qui fait référence aux origines de certains cadres dont le Premier ministre Clément Mouamba. Votre plainte a-t-elle été entendue?
** Le Premier ministre Clément Mouamba m’a consulté en privé. Nous attendons de l’institutionnel. Comme nous avons jeté ce pavé dans la mare, je profite des colonnes de votre journal, pour réitérer ma demande, au lieu de mettre je ne sais quelle institution au Palais des congrès, puisque le parlement va bientôt intégrer son palais qui est en construction, les pouvoirs publics feraient bien de céder cet ensemble à la culture, pour qu’il soit appelé «Palais de la culture». Parce que, là où se trouve le Ministère des affaires étrangères, c’était le lieu choisi, à l’époque, pour construire le Palais de l’Uneac (Union nationale des écrivains et artistes congolais). La maquette a traîné depuis les années 70 jusqu’aux années 80 et ce palais n’a jamais vu le jour, pour des raisons que j’ignore.
Donc, cela ne sera pas un tort si ce bâtiment du Palais des congrès revenait à la culture. J’étais à Alger, en Algérie, en 2019. Quand j’avais vu le Palais de la culture de ce pays, je me suis posé la question de savoir si c’était un Palais présidentiel, tellement il est imposant. Il n’y a rien qui ne soit culturel. Dans certains pays, là où la culture est respectée, après le Premier ministre, par ordre de préséance, vient le ministre de la culture. Même celui des finances est très loin. Parce que la culture est au centre de tout. Voilà pourquoi nous requérons que ce bâtiment nous revienne. Donc, il nous faut un soutien institutionnel. Quand vous allez chez les autres, chaque activité culturelle est appuyée par une structure.

Propos recueillis par
Chrysostome
FOUCK ZONZEKA

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L'horizon Africain, un journal d'information paraissant au Congo Brazzaville

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25 novembre 2020, 15: 07

L’editorial de la redaction

IL NE FAUT PAS PÉNALISER LES GÉNÉRATIONS FUTURES

On a hérité de la période de vaches grasses, quand les budgets de l’Etat étaient excédentaires grâce à la manne pétrolière (2004 à 2014), des habitudes qui, aujourd’hui où l’on gère les vaches maigres, risquent de pénaliser les générations futures, en raison des ardoises qu’accumule l’Etat chaque année. On pourrait alors se retrouver en porte à faux avec le principe de l’équité intergénérationelle.

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