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Santé : 256 médecins formés à Cuba ont regagné Brazzaville

Santé : 256 médecins formés à Cuba ont regagné Brazzaville

256 médecins, dont 6 techniciens biomédicaux, formés à Cuba depuis 2013, aujourd’hui munis de leurs diplômes, ont regagné Brazzaville, le vendredi 11 septembre 2020, en début d’après-midi, à bord d’un avion loué par le Chef de l’Etat. Un grand honneur leur a été fait avec un accueil gouvernemental à l’aéroport international Maya-Maya de Brazzaville. En effet, le Premier ministre, chef du gouvernement, Clément Mouamba, entouré de quelques ministres, dont Bruno Jean-Richard Itoua, de l’enseignement supérieur, les ont accueillis à leur arrivée. Il s’agit d’une première vague représentant près de 25% des effectifs des étudiants congolais en formation en médecine à Cuba.

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Dans le souci d’améliorer le système sanitaire congolais, le gouvernement avait mis en place un programme de formation en médecine des étudiants à Cuba, réalisé par le Ministère de la santé et de la population. Une première vague de 500 étudiants était partie en octobre 2013, accompagnée par François Ibovi, ministre de la santé à l’époque. 600 autres étudiants étaient envoyés en 2014, dont 540 médecins dans 36 spécialités, 200 assistants et sages-femmes et 150 infirmiers devant embrasser des carrières complémentaires à la profession de médecin.

Malheureusement, ce programme s’est confronté à certaines difficultés, étant donné la crise financière qui a touché le Congo, avec la chute des prix du pétrole à partir de 2016.
Le 13 août dernier, l’ambassadeur de Cuba au Congo, José Antonio Garcia Gonzales, était reçu par le Premier ministre Clément Mouamba, entouré des ministres Bruno Jean-Richard Itoua, Jacqueline Lydia Mikolo (santé) et le ministre délégué au budget, Ludovic Ngatsé, pour évoquer les conditions pratiques et les aspects financiers du retour de la première vague des étudiants congolais formés en médecine à Cuba. Le gouvernement s’était alors engagé à tout mettre en œuvre pour réunir les meilleures conditions de retour au pays de ses jeunes médecins.
Ainsi, le vendredi 11 septembre dernier, le Premier ministre Clément Mouamba s’est déplacé, lui-même, à l’aéroport pour souhaiter la bienvenue à ces premiers médecins frais émoulus sortis de l’université, qui vont affronter maintenant le monde du travail. Il les a, d’ailleurs, présentés comme des «perles», se préoccupant déjà de leur insertion professionnelle. «Tout est fait pour que votre insertion, immersion dans le pays soit la plus régulière et optimale possible», a-t-i dit.
Le ministre de l’enseignement supérieur, Bruno Jean-Richard Itoua, a écarté tout suspense, en précisant qu’ils vont tous bénéficier de stages dans les structures hospitalières et seront tous recrutés dans la Fonction publique. Son département ministériel a, du reste, pris en charge ceux qui n’ont pas de famille à Brazzaville, pour l’observation de la quatorzaine à domicile, avant leur affectation dans les lieux de stage.
Dans une note d’information publiée le 10 septembre 2020, Florent Balandamio, directeur de cabinet du Ministère de la santé, a fait savoir que les médecins, les techniciens biomédicaux et les 52 médecins de la 36ème promotion de la Faculté des sciences de la santé de l’Université Marien Ngouabi seront déployés, à partir du 12 octobre prochain, dans les dix hôpitaux généraux, à travers le pays, «pour suivre un parcours de consolidation des compétences (stage d’immersion), pendant six mois».
Malgré l’optimisme dégagé par les autorités nationales, la réalité est plutôt à la morosité, surtout en ces temps de lutte contre la pandémie de covid-19, ayant provoqué une grande récession de l’économie nationale, l’Etat voyant lui-même ses propres recettes budgétaires en forte baisse.
Depuis 2017, le programme de construction de 12 hôpitaux dans les chefs-lieux de département est à l’arrêt complet, alors que des milliers de diplômés sortis des établissements universitaires du pays ou de l’étranger, frappent sans succès à la porte de la Fonction publique.
En juillet dernier, le collectif des diplômés congolais de Russie réclamait son intégration à la Fonction publique. Et que dire des promotions sorties de la Faculté de médecine, l’Enma (Ecole nationale moyenne d’administration), de l’Enam (Ecole nationale d’administration et de magistrature), de l’Ecole supérieure de polytechnique, de l’Ecole nationale supérieure, de l’Ecole paramédicale Jean-Joseph Loukabou, etc, qui attendent toujours, depuis 2012, d’être recrutées dans la Fonction publique.
Comme quoi, c’est bien de promettre, mais encore faut-il créer les conditions d’une économie nationale créatrice d’emplois, par le dynamisme de sa croissance.

Narcisse
MAVOUNGOU

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23 octobre 2020, 03: 33

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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