La Concertation politique nationale, tenue du 3 au 5 mars 2022, à Owando, dans le Département de la Cuvette, a recommandé la révision des listes électorales dans les plus brefs délais, avant les élections législatives et locales de juillet 2022. Par arrêté n°1411, le ministre de l’administration du territoire et du développement local, Guy-Georges Mbacka, a fixé la révision extraordinaire des listes électorales à la période allant du 4 au 29 avril 2022. Seulement, dans certains départements, cette opération ne semble pas rassurer toutes les parties prenantes. Les partis ayant participé à la Concertation politique nationale d’Owando déplorent la non-prise en compte de leurs délégués.

Le ministre en charge de l’administration du territoire a mis en place les bureaux des commissions administratives de révision des listes électorales dans les districts, arrondissements et communes sans arrondissements, conformément à la loi électorale. Et ces commissions sont dirigées par les sous-préfets et les maires. Malheureusement, dans les Départements des Plateaux et de la Likouala, c’est le contraire qui se produit. Le travail de révision des listes électorales ne se fait pas de façon consensuelle entre tous les courants politiques. Dans ces deux départements, les délégués des partis d’opposition ont été chassés, sous le prétexte qu’ils ne sont pas originaires desdits départements, alors qu’ils ont été mandatés par leurs partis. Et bien sûr, ils sont originaires de ces départements.
Le comportement des autorités préfectorales des deux départements frustre les responsables des partis d’opposition qui ont donnent maintenant raison aux partis d’opposition ayant boycotté la concertation politique. Ils regrettent simplement qu’en boycottant, ils n’ont rien proposé à la place. «Ils ne veulent pas que nos délégués soient au courant du nombre des bureaux d’enregistrement. Cette pratique est contraire à l’esprit des échanges à Owando, il y a un mois», a déploré un des responsables de l’opposition.
Comme on peut le constater, l’opération de révision extraordinaire des listes électorales risque de ne pas connaître un grand succès. Non seulement la sensibilisation des populations semble faire défaut, mais encore le consensus politique issu d’Owando est menacé de fragilisation. Le ministre Mbacka va-t-il remettre de l’ordre, pour permettre une bonne cohésion entre parties prenantes dans le processus de révision extraordinaire des listes électorales? En tout cas, il est encore grand temps de rattraper les choses et de rectifier le tir. Les préfets et sous-préfets devraient se mettre dans l’esprit de la Concertation politique nationale d’Owando dont le consensus a été nécessaire sur la révision des listes électorales.

Narcisse
    MAVOUNGOU

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