Les deux tiers des membres du Bureau politique de l’U.d.h-Yuki (Union des démocrates humanistes) se sont retrouvés, lundi 10 janvier 2022, au quartier Diata, dans le premier arrondissement Makélékélé, à Brazzaville, afin d’examiner la situation qui prévaut actuellement dans le parti de feu Guy-Brice Parfait Kolélas sur l’interprétation des textes fondamentaux. Sous la direction du deuxième vice-président, Gilles Fernand Bassindikila, les deux tiers des membres du Bureau politique estiment qu’il faut organiser une convention nationale avant la fin du mandat des membres du Bureau politique, le 18 mars 2022. A l’issue de la réunion, le porte-parole, Justin Magloire Nzoloufoua, entouré de certains membres du Bureau politique, a expliqué cette position à la presse.
L’incompréhension au sein du Bureau politique de l’U.d.h-Yuki est née des décisions prises par le premier vice-président, Pascal Ngouanou, sans concertation avec les autres membres. «Depuis la fin des descentes en date du 27 novembre 2021 de la Direction politique nationale dans les différents départements de Brazzaville, il était prévu la convocation d’une réunion du Bureau politique, pour faire le point et tirer les conséquences de cette importante activité politique. Jusqu’à ce jour, rien n’est fait. Cependant, le Bureau politique constate, avec amertume, que plusieurs actes sont posés au mépris des textes fondamentaux du parti et du Bureau politique, entre autres: l’engagement du Bureau politique sans en avoir reçu mandat, dans les médias; le refus de la tenue de la convention nationale avant la fin du mandat des membres du Bureau politique, le 18 mars 2022; l’ouverture du dépôt et de validation des candidatures aux élections de 2022, violant ainsi les dispositions de l’article 64 des statuts qui confient ces compétences à la Commission nationale d’investiture; la remise en cause des résolutions du Bureau politique en date du 6 août 2021, imposant la collégialité des deux vice-présidents dans l’initiative des décisions», a dit Justin Magloire Nzoloufoua, dans son mot liminaire devant la presse.
Les journalistes ont posé comme questions: que pense la base des dirigeants du parti? Que veut le premier vice-président, en prenant ces notes? A qui profite la situation qui prévaut à l’U.d.h-Yuki? Que reste-t-il à faire pour les deux tiers des membres du Bureau politique.
Répondant à ces questions, Justin Magloire Nzoloufoua, appuyé par les autres membres du Bureau politique, a affirmé que la base de l’U.d.h-Yuki veut que l’œuvre laissée par le président Guy Brice Parfait Kolelas soit poursuivie, en réalisant les choses selon la vision qui était la sienne. Donc, il s’agit, pour les dirigeants du parti, de comprendre la «vision parfaitiste» de la chose publique. Le respect des textes fondamentaux du parti serait la chose la mieux partagée. Avec élégance, l’U.d.h-Yuki devrait être cette école où la démocratie et le respect de l’autre doit primer, comme le voulait le Dr Guy Brice Parfait Kolélas.
Pour les deux tiers des membres du Bureau politique, Pascal Ngouanou constitue aujourd’hui l’obstacle dans le fonctionnement du parti, à cause des notes et des actes pris, sans en avoir reçu mandat, et de «certaines gesticulations politiques» dont il fait preuve. Ils estiment que le Bureau politique n’est pas divisé. Il y a plutôt des hommes qui ne comprennent pas et ne lisent pas les textes de base du parti. «Le parti ne peut pas se diviser. Sur son lit de mort, le président Guy-Brice Parfait Kolélas nous invitait à nous battre, pour l’avenir de nos enfants. Les militants sont conscients que les mécanismes mis en place par le premier vice-président et son groupe, pour bloquer le parti à l’intérieur, n’aboutiront pas. Et tous ceux qui désirent la disparition du parti doivent également se détromper», a-t-il dit.

Narcisse MAVOUNGOU