Docteur en urbanisme et aménagement, Jean-Romuald Mambou a signé, comme dramaturge, son entrée dans le cercle fermé des écrivains congolais. Grâce à la pièce de théâtre «Le poids du passé», parue en octobre 2020, aux Editions Jets D’Encres (Paris, France). Cette œuvre dont la cérémonie de présentation et de dédicace a eu lieu en avril 2021 était au centre des Rencontres littéraires qui ont eu lieu le 20 octobre dernier à I.f.c (Institut français du Congo) de Brazzaville.

Préfacé par le Pr Omer Massoumou, enseignant à la F.l.a.s.h (Faculté des lettres, arts et sciences humaines) de l’Université Marien Ngouabi, le coup d’essai de Jean-Rolmuald Mambou évoque le récit d’un jeune africain qui, à l’issue de ses études en Europe, rentre au bercail avec une femme blanche à qui les parents refusent la légitimité.
D’un volume de 128 pages, cette pièce de théâtre expose l’aventure d’un mariage mixte entre Médard, un jeune africain qui, après ses études en Europe, ramène au pays une femme blanche, nommée Mireille, sans le consentement de ses parents.
Arrivé au village, ensemble avec son épouse, son père, appelé Mouloungui, conteste cette union, et lui impose une femme du terroir que les parents lui avaient réservée.
Pendant que la femme blanche de Médard est honnie, son père est secoué par la maladie. En dépit du rejet et pour son attachement à son époux, Mireille, médecin, se voit obliger de traiter son beau-père. Après avoir recouvré sa santé, le père de Médard finit par reconnaître la légitimité de la femme blanche de son fils.
Dans «Le poids du passé», Jean-Romual Mambou présente les pesanteurs sociales que chacun peut subir au quotidien, selon les us et coutumes, dans le choix d’une épouse, surtout d’origine étrangère ou de couleur blanche. L’auteur montre également à la société à quel point le choc de civilisation peut porter préjudice aux mariages mixtes. Il rappelle que le mariage est une affaire sentimentale qui ne dépend que des deux partenaires, sans interférence de qui que ce soit. Il ne dépend pas de la couleur de la peau.
Né le 20 juillet 1961 à Sibiti, chef-lieu du département de la Lékoumou, Jean-Romuald Mambou a été directeur des arts et de la cinématographie au Ministère de la culture et des arts. Actif dans le monde associatif, l’auteur de la pièce de théâtre occupe des postes de responsabilité dans plusieurs organisations, en l’occurrence l’Association Louessé diaspora solidarité.

Nana KABA