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Réflexion : Les échanges culturels Nord-Sud doivent être des facteurs de développement

Réflexion : Les échanges culturels Nord-Sud doivent être des facteurs de développement

Les échanges culturels entre le Nord et le Sud sont une approche qui renvoie d’abord inévitablement à l’histoire des arts et des civilisations. Mais, il faut dire qu’ils se distribuent malheureusement de très inégale façon. La motivation des échanges la plus visible chez les partenaires africains est celle des artistes qui cherchent à sortir de leur isolement, afin de se lier au mouvement international de la création.

Maintenant que l’Afrique se démocratise, il faut également démocratiser la culture. Il est important que dans les politiques culturelles, un aspect particulier soit porté aux esthétiques et aux valeurs artistiques et artisanales traditionnelles. Trop souvent, la culture et l’art, pour se faire valoir, sont obligés de se prostituer et certaines formes d’expression artistique finissent par ne plus rien dire à leur véritable public cible.
La culture doit se développer sans perversion ni extraversion. Il y a aussi l’enracinement culturel de la démocratie. Les Africains pensent que la démocratie est un produit que l’on doit importer pour l’adapter dans leurs pays. Il y a là un risque de compromettre les chances de sa survie. Les campagnes électorales où l’on montre l’abondance et la fortune renvoient à d’autres formes de chantage qui finissent par assujettir le libre choix des citoyens au bon vouloir des puissants processus démocratiques en cours dans les pays africains, par imitation de modèles exogènes. Il y a donc nécessité d’un enracinement culturel des processus de démocratisation.
Comment doit se faire cette «enculturation?». Elle a plusieurs facteurs. Le premier facteur est économique: un homme qui a faim n’est pas un homme libre. Il ne peut opérer un choix qu’en fonction de ses besoins élémentaires.
Le deuxième facteur, c’est l’éducation. Il est difficile d’imaginer une démocratie véritable et durable sans adhésion consciente, libre et volontaire. L’éducation tant formelle que non-formelle contribue à favoriser le libre choix, en fonction d’une meilleure compréhension des enjeux politiques et des intérêts réels du peuple. Elle permet aussi l’exercice du contrôle du pouvoir dans le cadre de contre-pouvoir mis en place. Car, bien souvent, ceux qui votent n’ont pas, au-delà du vote, de prise sur le devenir de cette politique qu’ils ont mise en route.
Le troisième facteur, c’est la prise en compte de l’ensemble des populations. On ne peut raisonnablement parler de la démocratie, quand une seule partie du peuple et parfois même minoritaire, décide pour le reste du peuple. La démocratie ne doit pas être l’affaire d’une classe intellectuelle et politique, coupée des vraies occupations de la majorité du peuple.

Eugène GAMPAKA

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28 octobre 2020, 00: 15

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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