Le 19 octobre 2022, le R.d.p.s (Rassemblement pour la démocratie et le progrès social), a célébré ses 32 ans d’existence. A cette occasion, le président de ce parti, Jean-Marc Thystère-Tchicaya, actuel ministre des Zes (Zones économiques spéciales) et de la diversification économique, a prononcé une allocution qui a, entre autres, rappelé le parcours de ce parti social-démocrate créé par Jean-Pierre Thystère-Tchicaya. Au regard des résultats obtenus aux dernières élections législatives et locales, le président du R.d.p.s a appelé ses cadres et militants à ne pas céder au scepticisme. Il promet de développer des stratégies qui vont permettre au parti de construire les victoires de demain. Ci-après un large extrait de son allocution.

«Durant ces 32 années, nous avons vu se transformer, sous nos yeux, les premiers balbutiements de la démocratie dans notre pays, tout en essayant, du mieux que nous pouvions, avec notre encrage qui n’a jamais fait défaut à la majorité présidentielle depuis l’an 2000, de relever les défis de la démocratie.
Conformément à sa ligne politique fondée sur le rejet de la violence sous toutes ses formes, le R.d.p.s s’est impliqué dans l’aboutissement heureux de tous les conflits qui ont secoué notre pays, dans les années 90. L’intérêt supérieur de la Nation et le dialogue restent, pour le R.d.p.s, les deux leviers essentiels dans le règlement des conflits.
Nous noterons la participation du parti à tous les grands moments de la vie de la Nation, à savoir la Conférence nationale souveraine de 1991, le règlement de la crise politique de 1993, les travaux préparatoires sur l’engagement solennel des partis politiques du 30 mai 1997, en présence de Monsieur Federico Mayor, directeur général de l’Unesco, la participation aux médiations nationales et internationales de Libreville, suite à la crise politico-militaire du 5 juin 1997, la participation au Forum pour la paix, la reconstruction et la réconciliation nationale, le dialogue national sans exclusive, la concertation de Libreville.
Pour donner plus de contenu à la gouvernance électorale et à l’évolution des institutions de la République, nous avons pris une part active à toutes les concertations nationales, notamment Brazzaville en 2009, Ewo en 2011, Dolisie en 2013, Sibiti en 2015, Ouesso en 2016, Madingou en 2020 et Owando en 2022.
Après la disparition du président Jean-Pierre Thystère-Tchicaya en 2008, le parti s’est retrouvé avec deux courants. Cette crise a été résorbée en interne, en janvier 2012, avec la mise en place du cadre consensuel de concertation et de prise de décisions politiques, qui a consacré la réunification du parti.
De sa création à ce jour, le R.d.p.s a organisé trois congrès ordinaires et un congrès extraordinaire. Au cours de ces grands moments de la vie de notre parti, nous avons fait évoluer les organes supérieurs, intermédiaires et de base ainsi que les organisations spécialisées que sont le Rassemblement des femmes démocrates (R.f.d.) et la Jeunesse du Rassemblement pour la démocratie et le progrès social (J.r.d.p.s).
Pour mesurer notre poids électoral, nous avons pris part à toutes les échéances électorales organisées dans notre pays, avec des fortunes diverses. Il sied de rappeler qu’à la faveur de toutes ces élections, le R.d.p.s a toujours occupé une place de choix dans les douze départements de notre pays. Ce qui traduit notre envergure nationale. Les résultats obtenus lors des élections peuvent évoluer en spirale et donnent parfois l’impression de recule ou de stagnation. Ces moments ne devraient pas déboucher sur le doute ou le scepticisme. Je prends l’engagement que la prochaine session du Bureau politique du parti, prévue en novembre 2022, examinera, sans complaisance et sans passion, la vie du parti et les résultats des dernières échéances électorales. Ceci pour développer les stratégies qui devraient nous permettre, à termes, de nous organiser davantage, pour construire les victoires de demain».

Propos retranscrits par Narcisse MAVOUNGOU