Les plans locaux d’urbanisme des villes de Brazzaville et de Pointe-Noire ont fait l’objet d’une présentation, mardi 17 mai 2022, à l’Hôtel Radisson Blu, à Brazzaville, par les experts du Projet Durquap (Projet de développement urbain et restructuration des quartiers précaires), avec l’appui technique du Groupement Urba plan-afric Urba-cap consultant. C’était au cours de l’atelier de validation desdits plans et de renforcement des capacités des acteurs du secteur de l’urbanisme, dont la cérémonie d’ouverture était présidée par Jean-Jacques Bouya, ministre de l’aménagement du territoire, des infrastructures et de l’entretien routier, avec la participation de Dieudonné Bantsimba, maire de Brazzaville, et en présence des autorités départementales et municipales, des architectes et des partenaires techniques et financiers.

Trois allocutions ont été prononcées à la cérémonie d’ouverture de l’atelier organisé par le Durquap. D’abord, le coordonnateur du Projet Durquap, Alain Alfred Eléli, a rappelé les efforts du gouvernement congolais, ces cinq dernières années, «pour maîtriser le développement urbain». Selon lui, ces efforts «se sont traduits par l’élaboration des documents de planification et de programmation urbaine opérationnels pour un renouvellement urbain. Nous parlons ainsi du schéma directeur d’urbanisme, à l’horizon 2035, produit en 2016, au travers du Projet eau électricité et développement urbain, ainsi que la promulgation du code de l’urbanisme en 2019». «L’urbanisation accélérée au Congo est la cause du déséquilibre urbain observé dans les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire, dont les conséquences ne cessent de miner le cadre de vie et le bien-être des citadins», a-t-il déclaré.
Il a fait savoir que les plans locaux d’urbanisme ont été élaborés avec «la participation permanente et efficace du gouvernement ainsi que l’appui de la Banque mondiale».
Quant au maire de la ville de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba, il s’est dit heureux de savoir que, désormais, la ville de Brazzaville est dotée des documents d’urbanisme règlementaire.
Ouvrant les travaux, le ministre Jean-Jacques Bouya a indiqué que «les plans locaux d’urbanisme sont des outils indispensables pour l’aménagement de nos villes. Désormais, toute construction devrait s’y conformer, parce que celui qui construit dans un quartier doit avoir au préalable un permis de construire».
Les architectes, qui revendiquaient depuis toujours, leur place dans la modernisation «de nos villes», sont satisfaits par l’adoption de ces plans locaux d’urbanisme. «Les Congolais pensent que consulter un architecte, c’est dépenser beaucoup d’argent et cela est inutile. Bien au contraire, l’architecte est un conseil, à l’instar du notaire, de l’avocat ou de bien d’autres corps de métiers. Ayons la culture de nous approcher d’un architecte, nous éviterons beaucoup de dégâts dans le secteur de la construction», a souligné un participant.
«Les plans de construction doivent être conçus avant toute construction. Cette tâche obéit à une règlementation en la matière. Or, que constatons-nous? Les gens préfèrent construire sans un plan, même des maisons à étages et cela participe au désordre que nous enregistrons dans les villes», a poursuivi un autre. «Il y a des types de maisons ou de bâtiments qu’il faut construire dans certains quartiers et cela participe à la beauté architecturale de la ville. Au Congo, chacun construit comme il veut, sans tenir compte des normes», s’est indignée une participante.
Outils essentiels dans le domaine de la construction, les plans locaux d’urbanisme vont permettre d’épargner les villes congolaises de l’occupation anarchique qui a pris des proportions très élevées et des érosions.

Chrysostome
FOUCK ZONZEKA

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