L’arrêt est tombé lundi 13 décembre 2021, en l’absence du principal accusé, sur le procès en appel du chanteur de la RD Congo, Koffi Olomide, ouvert en octobre dernier devant la Cour d’appel de Versailles et qui l’opposait à quatre de ses danseuses l’accusant d’agressions sexuelles et séquestration. Relaxé des chefs d’accusation d’agressions sexuelles, celui que l’on surnomme le Grand Mopao (65 ans) a été condamné à 18 mois d’emprisonnement avec sursis probatoire de trois ans pour avoir séquestré ses danseuses lors de ses tournées en France. Le patron du groupe Quartier latin doit aussi débourser 72.000 euros (47 millions 160 mille F. Cfa) de dommages et intérêts répartis entre les quatre danseuses.
La relaxe sur les agressions sexuelles est «prononcée au bénéfice du doute», a expliqué la présidente de la 7ème chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Versailles, évoquant notamment des «déclarations évolutives, parfois contradictoires» des plaignantes.
En revanche, la séquestration «ne fait aucun doute» avec des plaignantes «privées de toute liberté et surveillées de manière constante» entre 2002 et 2006 dans un pavillon de la banlieue parisienne. Les deux gardes congolais, Mbila Kakese (45 ans) et Ogima Tsasa Nduka (49 ans), ont été condamnés à six mois d’emprisonnement avec sursis probatoire de trois ans pour complicité de séquestration. Les plaignantes «seront nécessairement déçues sur l’infraction d’atteintes sexuelles, puisque c’était pour elles la chose la plus importante», a déclaré, à l’issue du délibéré, David Desgranges, qui représente trois des danseuses. «En revanche, la séquestration a été retenue, au contraire du jugement en première instance, «ce qui est une satisfaction», car les dommages et intérêts sont importants, selon l’avocat, qui n’envisage pas un pourvoi en cassation.
Les quatre femmes congolaises, qui ont déposé plainte entre 2007 et 2013 accusaient Koffi Olomide de les avoir enfermées dans un pavillon, en banlieue parisienne et de les avoir forcées à avoir des relations sexuelles avec lui, de façon régulière pour certaines. «ça s’est passé dans des hôtels, parfois dans la voiture (…) dans des studios d’enregistrement, avait témoigné l’une d’elle, en larmes, durant le procès. Depuis, aucune n’est retournée au Congo, confiant à la barre «leur peur» des conséquences face un star internationale qu’elles surnommaient avant l’affaire «le président». L’une avait déclaré avoir fait au moins une tentative de suicide.

N.K.

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