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Primature : Décès, à Paris, du ministre Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou

Ancien ministre devenu secrétaire permanent du Comité interministériel de l’action de l’Etat en mer et dans les eaux continentales, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou est décédé lundi14 mars 2022, à l’Hôpital Cochin Port-Royal, à Paris, en France, où il était évacué au mois de février, à la suite de la dégradation de son état de santé, à cause d’une pathologie pulmonaire. Après une opération chirurgicale des poumons, il était tombé dans le coma, à partir du dimanche 13 mars.

Né le 12 novembre 1959, à Dolisie, dans l’actuel Département du Niari, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou a fait ses études primaires dans la localité de Les Saras, dans le District de Mvouti (Département du Kouilou), avant d’être admis au Séminaire catholique de Loango, pour ses études secondaires premier cycle. Il les poursuit au Collège d’enseignement général Mgr Carrie (actuellement Trois Glorieuses), à Pointe-Noire. Il fait le Lycée Karl Marx, (redevenu Lycée Victor Augagneur) et, après son baccalauréat, il intègre l’Université Marien-Ngouabi de Brazzaville, où il décroche une licence en droit privé, en 1980.

Après un stage à la Direction des services de la marine marchande en 1980 et 1981, il s’envole pour la France, à l’Université Bordeaux I où, deux ans plus tard, il dispose d’une maîtrise en droit des affaires. Il fait des stages au Port autonome de Bordeaux, au Chantier naval du Sud-Ouest Bassens, etc, qui lui ouvrent l’univers du droit maritime. Il s’inscrit à l’Université de Nantes où il obtient, en 1983, un certificat de droit maritime et aérospatial. En 1985, il ajoute à son cursus universitaire, un diplôme d’administrateur des affaires maritimes à l’Université de Bordeaux avec mention «Très bien». Finalement, il va faire carrière dans ce domaine où il va développer ses compétences, jusqu’à devenir, en juillet 1993, président du Comité des experts de l’Afrique de l’Ouest et du centre, en vue de préparer les documents pour la réorganisation de l’Académie régionale des sciences et techniques de la mer, à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Coussoud-Mavoungou a participé à la mise en place du système législatif et réglementaire maritime congolais. En décembre de la même année, il est nommé expert maritime auprès de la Banque mondiale. Son ascension professionnelle est fulgurante puisqu’en 1998, il est président du Groupe de travail sur la formation des inspecteurs du contrôle des navires par l’État du port, sous l’égide de l’Omi (Organisation maritime internationale), à Accra, au Ghana.

Bien d’autres responsabilités vont suivre au niveau national, sous-régional et international. Isidore Mvouba, alors ministre des transports, de l’aviation civile, chargé de la marine marchande, fait de lui son conseiller aux transports maritimes et fluviaux, de 1999 à 2002. Puis, ayant repéré ce brillant cadre, le propulse au gouvernement, à partir de janvier 2005. Coussoud-Mavoungou est successivement nommé ministre des petites et moyennes entreprises, chargé de l’artisanat, puis ministre délégué chargé de la marine marchande auprès du ministre d’Etat Isidore Mvouba, ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande. En avril 2016, il est ministre des affaires foncières et du domaine public dans le premier gouvernement Mouamba, puis ministre de la recherche scientifique et de l’innovation technologique dans le gouvernement Mouamba 2 (août 2017-avril 2021).

Après une traversée du désert où il tombe sérieusement malade, il est nommé, le 24 août 2021, par le Premier ministre Anatole Collinet Makosso, comme secrétaire permanent du Comité interministériel de l’action de l’Etat en mer et dans les eaux continentales.

Au plan politique, Coussoud-Mavoungou était membre du Bureau politique du P.c.t (Parti congolais du travail), député élu à Mvouti, depuis 1993. Sa santé devenue précaire pour des problèmes de pneumopathie a réduit ses chances de poursuivre sa carrière professionnelle et politico-administrative. A plusieurs reprises, des rumeurs l’ont donné pour mort, jusqu’au jour fatal du lundi 14 mars qui a bouleversé ses proches.

Jean-Clotaire DIATOU

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