J.e.c (Journalisme éthique Congo) est une association qui a pour but de promouvoir et d’assurer un journalisme de qualité et de protéger les droits et le travail des journalistes ou personnels assimilés, selon les règles éthiques. Cette nouvelle association qui réunit des professionnels congolais en journalisme a fait sa sortie officielle, lundi 2 mai 2022, dans la salle des conférences Mgr Ernest Nkombo, au siège de La Semaine Africaine, à Brazzaville, en présence des hommes et femmes des médias. Elle est dirigée par un bureau de six membres dont Arsène Sévérin Ngouéla, directeur général de Vox Tv, est le directeur exécutif.Dans une modération de Chrysostome Fouck Zonzeka, journaliste et chargé du pôle médias et communication dans le bureau de la nouvelle association, a fixé les participants sur l’événement du jour. «Nous sommes sans ignorer que le métier de journalisme et des médias est régulièrement soumis au jugement de la société qui attend beaucoup du travail des chevaliers de la plume et du micro. Pour cela, il faut que le journaliste produise un travail de qualité, pour continuer d’être crédible et mériter de la confiance des consommateurs d’information», a-t-il déclaré.
«La commémoration demain mardi 3 mai, de la journée mondiale de la liberté de la presse coïncide, aujourd’hui, avec la sortie officielle de notre organisation, j’ai cité Journalisme et éthique Congo. J.e.c est une organisation des journalistes et des médias, mûrie depuis plusieurs mois et créée en début de cette année et dont les missions sont nobles et précises», peut-on lire dans le mot liminaire. Cette association professionnelle a pour but de promouvoir une bonne pratique du métier de journalisme en République du Congo. «Il s’agit de revenir aux fondamentaux du métier, en allant aux enquêtes, c’est-à-dire en reportage, en traitant dans l’équilibre les informations recueillies, puis en les diffusant en toute responsabilité. Qui n’a pas fait d’enquête, qui n’a pas fait de terrain, n’a pas droit à la parole, devrait-on répéter tous les jours dans les salles de rédaction», a-t-il fait savoir.
«L’organisation que nous lançons ce jour va s’activer à nous fédérer autour des pratiques d’un journalisme de qualité, en promouvant les principes éthiques et déontologiques du métier, une collecte d’informations obéissant à une démarche équilibrée et transparente, une implication plus affirmée du personnel féminin dans les genres journalistiques comme l’investigation, un comportement plus honnête et responsable envers les sources d’informations», a-t-il affirmé.
Il a poursuivi en disant que «le journalisme est l’un des rares métiers au Congo où on rentre comme on veut: les commerçants, les enseignants, les agriculteurs ou les diplômés sans emploi prestent aujourd’hui comme journalistes. Mais là n’est pas le problème pour une profession libérale. C’est pourquoi les règles d’éthique et de déontologie doivent s’imposer à nous tous. Ce qui permettra de déceler parmi nous les moutons noirs», a-t-il insisté.
«J.e.c se propose pour cela, de prendre de grandes initiatives pour former et renforcer les capacités des journalistes. Le besoin en effet à ce niveau est très important. Très peu de journalistes se forment ou s’adaptent aux changements de notre métier. Nombreux sont déphasés et peu tiennent la corde. Tout comme dans la production et le renouvellement des programmes, les organes de presse n’investissent quasiment pas dans la formation des agents», a-t-il souligné. «La façon de pratiquer notre métier a changé depuis quelques années. Les approches des années70-80 ne peuvent plus faire recette aujourd’hui. Le métier migre vers le numérique. Et c’est la thématique choisie cette année par l’Unesco: les médias à l’ère du numérique», a-t-il déclaré.
Répondant aux questions, Arsène Severin Ngouéla a indiqué que «depuis quelques années, il y a un vrai mouvement du côté des médias numériques et des réseaux sociaux. Les jeunes journalistes ont véritablement de l’emprise sur ces nouvelles technologie». «Dans ses activités, J.e.c veut apporter des formations adéquates aux médias numériques qui obéissent à une écriture spécifique, afin que les médias sociaux congolais soignent davantage leur image, et soient référenciés dans la plupart des moteurs de recherche», a-t-il affirmé.
J.e.c «ne restera pas inactif face à toutes les réformes institutionnelles pour faire évoluer les textes. Journalisme et éthique Congo se définit comme une force de propositions, d’idées pour que la législation nationale en matière de communication prenne en compte de nombreuses questions laissées en suspens tel que la dépénalisation des délits par voie de presse, le financement de la presse, la prise en compte de la presse en ligne», a-t-il déclaré.
Pour lui, «le journaliste n’est pas un perroquet ou un personnage de théâtre qui exécute le rôle qui lui est assigné. Non! Le journaliste exerce son métier sans état d’âme, ni complaisance, en son âme et conscience. Sauf si, bien sûr, il en a déjà monnayé l’exercice», a indiqué, Arsène Severin Ngouéla, le directeur exécutif de J.e.c.

Narcisse MAVOUNGOU

Bureau du J.e.c
– Directeur exécutif: Arsène Sévérin Ngouéla;
– Chargé des programmes et formations: Alphonse Ndongo;
– Chargée de l’administration et des finances: Rosie Pioth;
– Chargée du genre et parité: Gertrude Goma Bayi;
– Chargé du pôle médias et communication: Chrysostome Fouck Zonzéka;
– Chargé du programme assistance juridique: Ingrid Mouandzibi.

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