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Presse : Des journalistes formés contre les «fake news»

14 journalistes exerçant dans les médias congolais, correspondants de médias internationaux et communiquants dans les institutions, ont suivi, pendant deux mois, à Brazzaville, une formation professionnelle sur l’éducation aux médias et la lutte contre les «fake news», sur le thème: «Plongé dans la machine à désinformer: comment lutter contre les fake-news?». Organisée par l’Ambassade de France, cette formation a été dispensée, en distanciel par l’E.s.j (Ecole supérieure de journalisme de Lille), avec comme formatrice venue de France, la journaliste Elisa Thévenet. Vendredi 28 janvier 2022, une cérémonie de remise de certifications aux participants a eu lieu à la Case De Gaulle (résidence de l’ambassadeur de France), en présence de quelques invités dont des hauts-conseillers membres du C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication).

La cérémonie de remise des certifications était marquée par quatre allocutions.
Tout d’abord, deux participants, Rosie Pioth, journaliste correspondante de France 24, et Silver Ikama, communicant à l’A.r.p.c.e (Agence de régulation des postes et des communications électroniques), ont remercié l’Ambassade de France pour avoir organisé ce stage «qui était des moments non seulement d’apprentissage, mais aussi de partage et de convivialité qui ont permis aux journalistes d’entrer dans le monde des fake news, de s’imprégner des astuces qui, désormais, sont utiles et nécessaires pour lutter contre la désinformation», ont-ils fait savoir.
Pour sa part, Elisa Thevenet, journaliste formatrice et cheffe du programme de l’E.s.j, a invité les journalistes à «questionner le regard que l’on porte sur le monde», dans le traitement de l’information, en tout temps.
Selon elle, au cours de la formation, les journalistes étaient préoccupés par l’unique question: «On fait comment pour lutter contre la désinformation?». Selon elle, toute la difficulté de la question repose dans le «concrètement». Le journaliste doit sortir de la peur pour ne donner que l’information, après l’avoir vérifiée, après avoir multiplié ses sources, avant de la publier.
«Nos sociétés, nos communautés de destin ont besoin d’une presse structurée, capable de produire de l’information pertinente, pour former des citoyens éclairés. Une presse forte sera toujours un puissant antidote contre la manipulation de l’information et les opérations de désinformation. Et des journalistes bien formés, intègres et responsables seront également des professionnels de la presse plus respectueuse des citoyens et des institutions, ainsi que de leurs responsables», a souligné François Barateau, l’ambassadeur de France, dans son mot de clôture de la formation.
«Connaissant l’importance de la presse dans une société, puisqu’elle fait vivre la démocratie, «consciente de ces enjeux et engagée en faveur du développement de la société civile congolaise ainsi qu’en faveur de l’amélioration de la gouvernance publique, «l’Equipe France au Congo» soutient activement le renforcement des compétences des femmes et des hommes de presse. Nous le faisons avec conviction, sérieux et responsabilité, car nous croyons à l’indispensable rôle des médias dans la construction et la prospérité d’une société démocratique, stable et pluraliste», a-t-il poursuivi. Ce qui donne l’espoir que l’Equipe France offrira d’autres occasions de formation aux journalistes évoluant au Congo, pour les aider à mieux exercer leur métier si exigeant.

Chrysostome
FOUCK ZONZEKA

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