Secoué par de multiples crises depuis 2010, l’U.d.r-Mwinda, le parti fondé par l’ancien Premier ministre de transition, André Milongo Nsatouabantou s’était lancé, dès février 2020, dans un processus de réconciliation entre ses différents courants, afin de ramener l’unité en son sein et la cohésion entre le sommet et la base. Après ce laborieux processus, le parti s’est doté d’instances de transition, notamment une présidence de trois membres, un conseil national de 166 membres, un secrétariat exécutif national de 11 membres et une commission nationale d’évaluation et de contrôle de 7 membres. Après quatre mois d’exercice, l’U.d.r-Mwinda a organisé la première session ordinaire de son conseil national, le samedi 29 janvier 2022, dans la salle des conférences de l’hôtel de la préfecture à Brazzaville sous la présidence du président du parti, Guy Romain Kinfoussia en présence des partis invités.

En ayant mis un peu d’eau dans son vin, Guy-Romain Kinfoussia est en train de relever le défi de réunifier l’U.d.r-Mwinda, avec l’apport de Bonaventure Mbaya, devenu premier vice-président, et des responsables des quatre courants qui existaient jusque-là. La première session ordinaire du Conseil national de transition a démarré par l’observation d’une minute de silence en mémoire de certains acteurs politiques nationaux ayant quitté récemment ce monde: Paul Dihoulou, Nimi-Madingou, Clément Mouamba, Guy-Brice Parfait Kolélas, Christophe Moukouéké, William Otta, etc.
Ensuite, dans un court message, il a souhaité à la presse congolaise les vœux les meilleurs pour cette nouvelle année, tout en l’invitant à bien faire son travail comme elle l’a fait en 2021. Il a reconnu que depuis un moment, les partis politiques sont en difficultés. Aucun parti ne fonctionne d’ailleurs normalement, à l’exemple du spectacle qu’offrent les dirigeants intérimaires de l’U.d.h-Yuki. Tout ça se résume à l’amateurisme politique et au manque d’expérience des cadres, a-t-il dit.
Il a affirmé que l’U.d.r-Mwinda est favorable à un dialogue sincère où le peuple sera en communion avec lui-même. Selon lui, la concertation politique que prône le pouvoir est différente d’un dialogue. Ces deux mots sont loin de signifier la même chose, a-t-il fait remarquer. Si son parti prendra part à la Concertation politique d’Owando, il appelle cependant à la tenue d’un véritable dialogue national.
Pendant la session du Conseil national, les participants ont été édifiés sur les activités menées par le secrétariat national, qui a entrepris une tournée dans les fédérations, en vue d’organiser les assemblées générales de renouvellement ou de renforcement des instances dirigeantes fédérales. L’objectif de cette restructuration est essentiellement de remplir, dans la perspective de la tenue du congrès national, les missions prioritaires, entre autres: la restructuration du parti à la base; la réalisation de nouvelles adhésions et le retour des anciens camarades; la collecte des cotisations relatives à l’organisation du congrès national.
Sur les douze fédérations dont elle dispose, seules trois, à savoir: la Likouala, la Lékoumou et la Cuvette-Ouest vont tenir leurs assemblées générales d’ici là. Signalons qu’aucune fédération n’a achevé au 31 décembre 2021, son programme minimal de restructuration de ses organes de base. C’est le constat qui s’est dégagé pendant les échanges entre conseillers. Les sections et sous-sections n’étant pas mis en place, le secrétariat national n’a pas procédé à l’organisation des congrès fédéraux, préalable impératif à la tenue du congrès national. Le président Kinfoussia a exhorté les conseillers à se mettre résolument au travail, pour que les congrès fédéraux soient organisés, surtout que le parti va présenter des candidats aux élections législatives et locales de juillet 2022, et a mis en place, pour cela, sa commission d’investiture.

Narcisse MAVOUNGOU

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