Défenseur de la culture négro-africaine, docteur en psychologie et écrivain, Julien Makaya Ndzoundou dénonce l’injustice sociale et parle de la misère qui fractionne l’espoir du continent africain dans son recueil de poèmes intitulé, «Les morsures obscures», qu’il a publié, cette année, aux Editions Kemet (Paris, France). Cet ouvrage écrit sur 82 pages et composé de 45 poèmes a été présenté au public, pour la deuxième fois, mercredi 8 décembre 2021, au cours d’une rencontre littéraire organisée à l’I.f.c (Institut français du Congo) de Brazzaville, sous la modération de Mavi Diabankana.

Préfacé par Winner Dimixon Perfection et postfacé par la poétesse Marie-Léontine Tsibinda Bilombo, le recueil de poèmes, «Les morsures obscures» était déjà présenté au public, pour une première fois, en mai 2021, au Centre culturel russe de Brazzaville
Dans ce recueil de poèmes sous-titré «Les funérailles du bonheur», Julien Makaya Ndzoundou évoque, à travers un pansement vernaculaire, les maux qui rangent le monde en général et l’Afrique en particulier. Il parle de la justice tout comme de la fraternité qui sont des facteurs-clés du développement. Selon l’auteur, «la justice permet à une société de porter les valeurs de cohésion et d’harmonie». Le poète se fait déterreur de l’espérance ensablée par le silence des Africains, pour annoncer un lendemain meilleur.
L’auteur met en exergue l’expression des douleurs silencieuses des personnes considérées comme des rebuts de la société, qui habitent la nuit mentale, se contentant des miettes que déversent les arbres stériles ou à raison sur leur existence oubliée. Par le biais de ce recueil, le poète se fait fabricateur de rêves fertiles, des rires qui giflent les ruses de toute tyrannie et effacent toutes les blessures du peuple africain qui continue de marcher depuis le jaillissement éternel.
Le recueil de poèmes est subdivisé en trois parties: le poète revisite le noyau para-textuel, il dédie son œuvre d’une part à toutes les victimes de la pandémie de covid-19 pour marquer son implication dans la lutte contre cette maladie qui ravage l’existence humaine et d’autre part à sa mère, Jeanine Makaya, qui représente, à ses yeux, une femme aux multiples vertus africaines et rend hommage à la gente féminine qu’il considère comme le foyer où l’on étale nos inquiétudes, pour faire face aux injustices sociales, et qui est source de notre espérance de vie comme indiqué dans le poème: «Lettre à ma mère».
Julien Makaya Ndzoundou rend également hommage aux anciens, à travers quelques poèmes, pour manifester son respect envers les aînés et élucider cette fratrie intellectuelle intergénérationnelle. On peut citer: «L’hymne de la fierté» à Christiane Taubira (P.21); «La voix du stylo et du cœur» à Henry Lopez (P.40); «Au nom de la paix» à Denis Mukwegue (P44); «rédemption» au Cardinal Emile Biayenda (P.67); «Au terre de mes ancêtres» à Marien Ngouabi (P.68-69), etc.
Signalons que Julien Makaya Ndzoundou a déjà à son actif sept œuvres littéraires dans divers genres littéraires, en l’occurrence le roman, l’essai et la poésie: «Pour une nouvelle gouvernance au Congo-Brazzaville», paru en 2015, «La saison des perversions» (2019), «L’appel du Kilimandjaro», en 2019, etc.

Roland
KOULOUNGOU

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