La Bibliothèque de liaison des poètes a organisé, jeudi 12 mai 2022, à Brazzaville, la première édition des «24 heures de la poésie» autour de la nouvelle anthologie thématique de la poésie congolaise intitulée: «Congo rêve solidaire: ce que dit la vision des poètes». Une contribution poétique de 48 poétesses et poètes congolais résidant au pays et à l’étranger. D’un volume de 335 pages, l’ouvrage a été publié en novembre 2021, aux Editions +, en France. Cette première édition a connu une cérémonie d’ouverture sous le patronage Bernard Eloko, directeur de cabinet du ministre de la culture et des arts. Lecture de l’hymne «Nous sommes le Congo», par les comédiens; mot de bienvenue du comité de pilotage de l’anthologie lu par le poète Serge Eugène Ghoma Boubanga; allocution d’ouverture du directeur de cabinet du ministre de la culture et des arts étaient au menu. La conférence inaugurale sur le thème de «Citoyenneté, poésie et paix» a été faite par le Pr Omer Massoumou, doyen de la Faculté des lettres, arts et sciences humaine (F.l.a.s.h). Il y a eu, ensuite, la visite guidée du petit marché de la poésie et le colloque ou table-ronde sur: «Poésie et paix au Congo».
Dans son mot d’ouverture, Bernard Eloko a indiqué que l’organisation de cet événement traduit l’ingéniosité d’amener les Congolais à arpenter le nouveau sillon tracé par ce genre littéraire, depuis quelques années, nous abreuvant ainsi de l’esprit des poètes congolais de la nouvelle vague.
Pour lui, dans l’imaginaire collectif des Congolais, les poètes sont souvent apparentés à des rêveurs hyper froids, à des êtres erratiques vivant au-dessus des contingences matérielles, à «des parfaits mélancoliques n’écoutant que les croassements latents de leurs corbeaux intérieurs ou à tout le moins, à de rigides contemplatifs engoncés dans les béatitudes insondables».
Pourtant, il n’en est rien de tout cela, car «sous toutes les latitudes, le poète a toujours été un acteur social, un porteur de paix intérieure et extérieure et bien souvent aussi un éveilleur des consciences», a-t-il souligné.
En lançant les «24 heures de la poésie», la Bibliothèque de liaison des poètes contribue à la promotion de la poésie congolaise, reconnue abondante et qui a déjà aligné de grands noms sur l’échiquier africain et international. Les auteurs de la nouvelle génération ont besoin de voir leurs œuvres vulgarisées pour le rayonnement de la poésie congolaise.

Joseph
MWISSI NKENI

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