Après une première édition en demi-teinte l’année dernière, pour cause de covid-19, l’acte 2 du Festival de photos Kokutan’art (Rencontres internationales de la photographie d’auteur de Brazzaville) s’est déroulé du 27 mai au 1er juin 2022, à l’I.f.c (Institut français du Congo) et aux Ateliers Sahm, à Brazzaville. L’événement qui a tenu toutes ses promesses s’est déroulé sous le thème: «L’Afrique qui vient». Il a regroupé une dizaine de photographes professionnels sélectionnés pour la «parfaite maîtrise de leur art», selon Zed Lebon Ziavoula, organisateur de cet événement. Ceux-ci sont venus de Belgique, du Cameroun, du Congo-Brazzaville, de France, du Mali, du Maroc, du Niger, du Rwanda, de Suisse, etc.

Expositions photographiques, rencontres professionnelles sur la photo, tables-rondes, ateliers, projections de documents-vidéo, autant d’activités étaient au menu de la deuxième édition du Festival de photos Kokutan’art. Dans son mot de circonstance, Zed Lebon Ziavoula a appelé «les photographes à partager leur regard sur l’Afrique ou les «Afriques», en prenant en compte les diasporas et tous les Afro-descendants, pour le mieux-être de l’Afrique».
En déroulant le programme, Régis Séguéla, directeur délégué de l’I.f.c (Brazzaville), a indiqué que les photographies en vernissage dans son institut invitent aussi bien à l’évasion qu’à la réflexion. Et que le thème, «L’Afrique qui vient», donne à réfléchir sur l’avenir de ce continent: ses enjeux, ses espoirs, ses contrastes et ses conflits parfois dévastateurs, qui retardent son développement. Les images exposées illustrent ces propos, car elles traduisent la gaieté, la peur, la beauté et, malheureusement, la cruauté.
Grâce aux conférences, les participants ont, entre autres, été édifiés sur les contrats dans la photographie, par Mme Koussiama Gouadi; les théories et lectures de l’image photographique, par le Pr Bienvenu Boudimbou. Ce dernier a abordé les principales réflexions autour de la photographie et les différentes approches photographiques, y compris le tournant numérique.
Pour le conférencier, «faire une photo, c’est avant tout, saisir instantanément un moment de l’univers, un moment du temps… Mais, un espace de l’univers également… Au-delà des photos analogiques qui se faisaient hier, le numérique s’est invité dans l’exercice de cet art… Et il est possible aujourd’hui avec cet art, de créer des mondes possibles, grâce à ce que j’appelle, la fiction photographique», a-t-il soutenu.
«Avoir une idée nette du paysage qui entoure le huitième art, de l’historique de la photographie, l’image photographique contemporaine, son évolution, la relation entre le dispositif et la réalité, la photographie à l’ère du numérique ont été les questions soulevées au cours de cette édition», a renchéri un participant.
Le thème développé par le Pr Bienvenu Boudimbou a permis aux photographes professionnels et férus de la photo de pouvoir «s’approprier les règles de l’art, pour que, désormais, les images soient prises de façon consciente, en sorte qu’on se rende compte que l’image capturée reflète ou répond à la théorie développée par son l’auteur», a déclaré un autre participant. Signalons que cette édition a connu la participation de l’Ambassade du Royaume de Belgique au Congo.

Joseph
MWISSI NKENI

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