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Patrick Milandou, président du S.e.t.t.c : «C’est le syndicat qui est habilité à discuter avec l’administration fiscale»

Patrick Milandou, président du S.e.t.t.c : «C’est le syndicat qui est habilité à discuter avec l’administration fiscale»

La séance de travail qui devait avoir lieu entre le directeur général des impôts et des domaines, Ludovic Itoua, et le président du S.e.t.t.c (Syndicat des employeurs des transporteurs terrestres du Congo), Parick Milandou, vendredi 6 novembre 2020, dans la salle de conférence de la Chambre de commerce de Brazzaville, n’a pas pu se poursuivre jusqu’à terme. Et pour cause, devant les contradictions entre les deux structures, le S.e.t.t.c et l’U.e.t.c (Union des employeurs des transports en commun), représentée par son président, Gilbertty Gampio Sar, le directeur général des impôts et des domaines était contraint de stopper la séance de travail et de demander aux deux structures de s’entendre, avant de le rencontrer. Dans l’interview ci-après, Patrick Milandou revendique le fait que seul le syndicat est habilité à discuter avec l’administration fiscale, pour défendre les intérêts des transporteurs. Interview.

* Monsieur le président du S.e.t.t.c, nous venons d’assister à une mauvaise ambiance due à vos hommes qui doivent être également vos syndiqués. Qui a le droit de parler au nom des transporteurs, est-ce le S.e.t.t.c ou l’U.e.t.c?
** Merci, Monsieur le journaliste, pour cette question que vous posez suite au mauvais climat que nous avons fait régner en salle et ce, devant l’administration fiscale. Cette question ne devrait pas se poser, en réalité. Puisque la structure reconnue, c’est la nôtre que je dirige, le Syndicat des employeurs des transports terrestres du Congo. Monsieur Gilbertty Gampio Sar n’est pas président d’un syndicat. Je mets quiconque au défi, pour me prouver le contraire. Il est plutôt président d’une association. A ce niveau-là, la différence entre un syndicat et une association est bien définie et ceux qui nous délivrent les pièces de reconnaissance légale savent faire cette différence. Quitte à nous de bien cerner les enjeux des structures que nous créons. Parce que le syndicat a pour vocation de défendre les intérêts matériels et moraux de ses adhérents. A mon avis, une association n’a rien avoir avec cet objectif.
Au plan national, lorsqu’on parle de la défense des intérêts des transporteurs, il s’agit bien de notre syndicat qui œuvre et négocie avec les pouvoirs publics, comme nous le faisons maintenant, pour la situation née de la pandémie de covid-19 où le nombre de passagers dans les bus est réduit, alors que dans les bus appartenant à l’Etat, la limite du nombre de passagers n’est pas respectée.

* Comment appréciez-vous les déclarations de Gilbertty Gampio Sar et de Bruno Charles Apama, tous deux responsables de l’U.e.t.c?
** Nous ne pouvons que regretter cet incident. Tout ça est né parce que nous n’avions pas l’ordre du jour de la réunion. C’est sur place que nous avons appris qu’il était question de la reprise du paiement de la patente 2020. Donc, il y a eu des faiblesses du côté de l’administration fiscale. Nous nous demandons comment Monsieur Gampio Sar et son secrétaire général se sont retrouvés dans la salle. L’erreur est peut-être partie du protocole qui a distribué les invitations ou un malin a bien voulu les associer au débat, pour qu’ils apportent leur expertise à la recherche de solutions dans le recouvrement de la patente.

* En pareilles circonstances, comme il s’agit de rencontrer l’administration fiscale, qui est habilité à discuter avec l’autorité de l’Etat?
** C’est le syndicat qui est habilité à discuter avec l’administration fiscale, parce que c’est lui qui paye la patente. Nous représentons les transporteurs, les patrons qui payent la patente. L’association paye quoi? Pour être précis dans ce dossier, il s’agit de parler du syndicat et non de l’association.
Propos recueillis par C. F. Z.

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L'horizon Africain, un journal d'information paraissant au Congo Brazzaville

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03 décembre 2020, 11: 44

L’editorial de la redaction

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