Dans le cadre de la coopération avec le Congo, l’Union européenne s’est engagée à co-financer le projet «Converger intérêts économiques et enjeux écologiques dans la gestion du Parc national de Conkouati-Douli». La signature de la convention de financement a eu lieu le 27 septembre 2022, à la représentation de la délégation de l’Union européenne, à Brazzaville, entre l’ambassadeur Giacomo Durazzo et Jean-Mathieu Laboureur de l’O.n.g Noé. Ce financement aide à formaliser l’intégration des populations dans la gestion de ce parc et à pérenniser leurs activités dépendant des ressources naturelles.

D’une durée de deux ans et demi (30 mois), le projet de faire «converger intérêts économiques et enjeux écologiques dans la gestion du Parc national de Conkouati-Douli» a pour objectif d’assurer une gestion durable de la flore et de la faune de ce parc. Mis en œuvre par l’Ong Noé, il est cofinancé par l’Union européenne à environ 529 millions de francs Cfa représentant 84% de son coût global qui est d’environ 650 millions de francs Cfa (967.838 euros). La subvention européenne permettra à l’O.n.g Noé et ses partenaires de mettre en œuvre des activités dans et autour du parc, avec un accent particulier sur le développement communautaire, la pêche et les processus participatifs dans la gestion du parc.
Le Parc national de Conkouati-Douli s’étend sur une superficie de 5.050 km2. Il comprend des écosystèmes riches et diversifiés et une zone d’écodéveloppement composé d’environ 7 mille personnes réparties sur 30 villages. L’O.n.g Noé détient le mandat de sa gestion intégrée depuis avril 2021. Pour son directeur, c’est un honneur que le gouvernement a fait à son O.n.g en lui accordant sa confiance pour contribuer à la gestion de ce parc qui a la biodiversité la plus riche du Congo. «Ce parc regroupe tous les écosystèmes du Bassin du Congo, notamment maritime, côtier, forestier, savanicole, lagunaire, fluviale et montagneux abritant ainsi une multitude d’espèces. Le soutien de l’Union européenne souligne que ce parc n’est pas seulement crucial pour garantir les services écosystèmes dont dépendent les populations locales, mais également d’une importance internationale, afin de garantir le futur de l’espèce humaine», s’est réjoui Jean Matthieu Laboureur.
Pour l’ambassadeur de l’U.e, ce projet constitue une étape importante dans le partenariat entre l’U.e et le Congo. «En visant à converger les objectifs socio-économiques et écologiques, Noé démontre à travers ce projet tout l’intérêt de promouvoir les questions environnementales, celles liées au développement communautaire ainsi que de la diversification économique pour notre partenariat. Ce projet vient élargir la liste des parcs nationaux du Congo, dont la gestion intégrée est soutenue par l’U.e, certains depuis les années 1990», a-t-il ajouté.

Urbain NZABANI