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Paiement de la dette intérieure commerciale : Gouvernement et syndicats patronaux ne s’entendent pas sur le modus operandi!

Paiement de la dette intérieure commerciale : Gouvernement et syndicats patronaux ne s’entendent pas sur le modus operandi!

Quatre syndicats patronaux nationaux ont eu une séance de travail, mardi 29 septembre 2020, dans la salle des conférences du Ministère des finances et du budget, à Brazzaville, avec François Lekaka, directeur de cabinet du ministre délégué au budget. Selon ce dernier, toutes les entreprises ne sont pas concernées par le remboursement d’une partie de la dette intérieure commerciale, après le crédit de 300 milliards de francs Cfa octroyé au gouvernement par le Club de Brazzaville qui regroupe quatre banques locales.

Les quatre syndicats patronaux nationaux sont: l’Unoc (Union nationale des opérateurs économiques du Congo) que préside El Hadj Djibril Bopaka; le Copeco (Collectif des opérateurs économiques du Congo) de Joséphat Roger Obesse;le C.c.e.c (Congrès des chefs d’entreprises du Congo) que dirige Paul Nestor Mouandzibi-Ndinga et le Meduc (Mouvement des entreprises du Congo) de Ghislain Otsouampion. C’est la première séance de travail que ces syndicats patronaux ont eu avec la partie gouvernementale, depuis l’annonce du crédit de 300 milliards de francs Cfa que le Club de Brazzaville (réunissant quatre banques: B.g.fi bank, Ecobank, L.c.b (La congolaise de banque) et la B.s.c.a (Banque sino-congolaise pour l’Afrique) a consenti au gouvernement.
Pendant la séance de travail avec François Lekaka, les échanges ont porté sur les entreprises éligibles au remboursement de la dette intérieure commerciale à partir du crédit octroyé par le Club de Brazzaville. François Lekaka a précisé que les entreprises concernées sont celles qui ont leurs comptes dans l’une des banques composant le Club de Brazzaville. Celles dont les comptes bancaires ne sont pas dans ces banques ne seront pas servies.
Certains chefs d’entreprises ont exprimé leur surprise par rapport à cette précision et ils ont désapprouvé ce critère de sélection. «Nos entreprises ont exécuté des travaux de l’Etat, puisqu’elles sont concernées par les créances à la période allant de 2014,2015 et 2016 ou bien 2016-2018», ont-ils répliqué. Face à ce critère de sélection inacceptable pour eux, certains responsables syndicaux ont préféré se retirer de la salle. Selon eux, le remboursement de la dette intérieure commerciale doit concerner toutes les entreprises qui ont exécuté les travaux de l’Etat. Les unes par appel d’offre et les autres de gré-à-gré. Les travaux comme: la construction des ouvrages d’affranchissement, les études et le prélèvement de données, la livraison des fournitures de bureaux et autres, l’élaboration et conception des guides et fiches diverses, etc, ont été réalisés.Or, tel que c’est parti,«nous ne verrons pas clair et il n’y a pas la volonté de relancer l’économie nationale. Alors que l’Etat nous doit, il nous impose sa volonté, celle d’avoir exclusivement un compte dans l’une des banques», a souligné un chef de syndicat indigné.
«Nous avons lutté pour attendre la remise de la dette. Nous avons demandé au président de la chambre de commerce de Brazzaville, puisque c’est lui le président du club, d’analyser cette décision du gouvernement, avant que d’autres démarches ne soient enclenchées», a fait savoir un autre. Comme on peut le constater, le gouvernement et les syndicats patronaux ne s’entendent pas sur les critères de sélection des entreprises devant bénéficier du paiement, par l’Etat, de la dette intérieure, à partir du crédit octroyé par le club de Brazzaville. Affaire à suivre!

Chrysostome FOUCK ZONZEKA

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23 octobre 2020, 03: 30

L’editorial de la redaction

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