Dans le cadre du P.r.i.s.p (Projet de réformes intégrées du secteur public), cinq organisations de la société civile ont pris part, du 14 au 16 décembre 2021, à l’Hôtel Saint-François, à Brazzaville, à un atelier de renforcement de capacités sur «la nomenclature budgétaire et la validation des outils d’enquêtes pour le suivi des budgets de réformes entreprises par le gouvernement du Congo». Ouvert par Gervais Désiré Bouiti-Viaudo, président du Copil (Comité de pilotage) du P.r.i.s.p, conseiller spécial du Premier ministre, en charge de la gouvernance et du dialogue économique, cet atelier a regroupé …participants.
Pendant trois jours, les participants, se sont approprié les mécanismes de suivi budgétaire dans le cadre des renformies appliqué par le gouvernement dans les secteurs ciblés. Le Forum des jeunes entreprises, la Fondation Niosi, l’A.e.p (Action évangélique pour la paix), la Commission justice et paix, l’Association des femmes juristes sont les cinq organisations qui ont été retenus pour le P.r.i.s.p.
Cet atelier rehaussé par la présence, de Jean-Roger Bakoulou, secrétaire permanent de la Cellule de suivi de la réforme en matière de gouvernance (C.s.r.g), de Bachir Dème Ousmane, chargé du P.r.i.s.p à la Banque mondiale, de Ferdinand Doukaga Kwanda, coordonnateur dudit projet, a permis de sélectionner des projets et d’adopter les outils d’enquêtes devront servir aux missions de collecte d’informations dans les départements, etc.
Selon Ferdinand Doukaga Kwanda, «cette démarche choisie dans la mise en œuvre du projet est l’un des moyens efficaces pour mieux assurer le contrôle et le suivi des réformes et de bien d’autres projets mis en œuvre en République du Congo». Après avoir reconnu la participation des O.n.gs à l’atelier, le coordonnateur du P.r.i.s.p a déclaré que «cet engagement permettra au projet d’avancer dans la faisabilité de l’atteinte de son indicateur relatif au nombre de personnes sensibilisées par les O.n.gs de la société civile sur la transparence budgétaire dans les secteurs prioritaires, notamment de l’éducation et de la santé, une action conditionnée par la production et la publication des rapports sur le suivi budgétaire».
Pour Florent Kihoulou, membre de la Fondation Niosi, les travaux sur le suivi budgétaire vont d’abord se focaliser sur deux secteurs clés à savoir: la santé et l’éducation. «Nous allons mener nos activités sur deux secteurs essentiels: l’éducation nationale et celui de la santé, parce que nous avons pensé que ce sont les secteurs les plus sensibles. Nous avons ciblé des conditions d’apprentissage au niveau éducationnel dans notre pays et des enquêtes sur la gratuité de la tuberculose, de la césarienne, etc», a-t-il indiqué.
C’est sur une note de satisfaction que les travaux de cet atelier ont été clôturés par Gervais Désiré Bouiti-Viaudo qui a félicité les participants d’avoir fait montre d’adaptabilité et promis des résultats satisfaisants, malgré quelques contraintes liées au réaménagement de l’agenda.

Roland KOULOUNGOU