Les activités de sensibilisation sur le V.i.h-sida ont connu un temps de répit en République du Congo, à cause de la pandémie de covid-19 et du manque de ressources au P.n.l.s (Programme national de lutte contre le sida), organe de mise en œuvre du Ministère de la santé, en ce qui concerne la lutte contre le V.i.h-sida, et qui a pour mission d’élaborer, de mettre en œuvre et de gérer la formation du personnel et la prévention de cette infection. Ainsi, après la campagne de sensibilisation et de dépistage organisée sur le corridor Nord, dont le point de chute était Impfondo, dans le Département de la Likouala, le tour est revenu, au mois de décembre, à l’axe Sud.
Au sortir de la cérémonie de décoration organisée par le Réseau des journalistes et communicateurs congolais pour la promotion et l’émulation du citoyen, qui l’a honorée d’un prix d’excellence, le Dr Roth Cécile Mapapa née Miakassissa, pédiatre et directrice du P.n.l.s, a expliqué la reprise des campagnes de sensibilisation. «Il n’y a pas longtemps, nous avons mené des campagnes de sensibilisation à Brazzaville et Pointe-Noire. Au mois du décembre dernier, nous avons fait la caravane sur le corridor Nord, qui nous a amenés jusqu’à Impfondo, dans la Likouala, avec nos véhicules, pour sensibiliser et dépister. En décembre prochain, nous allons faire le corridor Sud, qui nous amènera jusqu’à Pointe-Noire, en passant par le Kouilou», a-t-elle fait savoir.
«Nous avons connu deux temps. Avant la covid-19, nous avons connu un problème de ressources et nous n’avons pas pu communiquer, à cause de cette pandémie. Mais, depuis quelque temps, nous lançons les campagnes de dépistage, de sensibilisation et nous allons continuer à informer et à sensibiliser dans ce sens», a-t-elle souligné.
Dans ce plan, il y a trois priorités dans le cadre stratégique qui est élaboré par le C.n.l.s (Conseil national de lutte contre le sida). «La première priorité, c’est de réduire les infections au sein de la population, principalement chez les femmes enceintes, faire que nous atteignions la cible de l’Onu-sida qui est maintenant de 95-95. C’est-à-dire, il faut que nous atteignions 95% des personnes vivant avec le V.i.h-sida; qu’elles connaissent leurs statuts et aient accès au traitement des antirétroviraux et puis 95% de ceux qui ont accès au traitement aient une charge virale supprimée qui veut dire que les traitements agissent bien», a précisé Mme Roth Cécile Mapapa.
A ce sujet, elle a fait savoir que «les antirétroviraux sont disponibles au Congo, grâce au leadership du Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, de la première dame qui a fait de cette pandémie son crédo, et du ministre de la santé et de la population. Nous n’avons plus de rupture en antirétroviraux». Et de rassurer que «les A.r.v sont disponibles et gratuits dans tous les centres de santé. Parce qu’en 1998, le Président de la République avait signé la gratuité de ces médicaments et du bilan biologique».
Notons que le Conseil national de lutte contre le sida et les épidémies et le P.n.l.s sont deux structures étatiques différentes. La première est un organe de coordination multisectoriel, qui englobe tous les ministères qui ont des cellules de lutte contre le sida, qui sont chapeautés par le Conseil national de lutte contre le sida. C’est donc un organe de plaidoyer qui a aussi comme mission de chercher le financement en ce qui concerne la lutte contre le sida. Par contre, le P.n.l.s est un organe de mise en œuvre. Mais, les deux organes dépendent du Ministère de la santé et de la population.

Achille TCHIKABAKA