Réaliser une cartographie des zones sensibles aux érosions et aux glissements de terrain le long de la route de la corniche, à Brazzaville, c’est l’objectif de la convention de partenariat signée, vendredi 26 août 2022, au siège du Ministère de l’économie forestière, par la P.f.2.d (Plateforme dette et développement), et le Pronar (Programme national d’afforestation et de reboisement).

La convention de partenariat va permettre d’identifier les mesures de sauvegarde sociale et environnementale tout le long de la route de la corniche, notamment sur le tronçon partant de la Case de Gaulle à la sortie de l’Avenue Fulbert Youlou. Le document a été signé par François Mankessi, coordonnateur national du Pronar, et Samuel Nsikabaka, coordonnateur de la P.f.2.d. Les deux parties se sont engagées, pour une durée de neuf mois, à réaliser des cartographies sur la route de la corniche et le planting d’arbres sur un site pilote d’un demi-hectare, sur les deux versants du canal de Zanga-dia-ba-ngombé, situé entre Bacongo et Makélékélé.
La P.f.2.d envisage de mettre en œuvre un programme de suivi indépendant dans le cadre du contrat de désendettement et développement (C2D), porté par l’A.f.d (Agence française de développement), relatif à la mise œuvre des activités autour du projet construction de la route de la corniche, pour le respect des mesures de sauvegarde sociale et environnementale prises par le projet, notamment l’absence de producteurs (maraîchers et agriculteurs) expropriés dans la zone, la préservation de la biodiversité et l’inexistence des têtes d’érosion.
Malheureusement, ce projet a constaté la présence de producteurs agricoles et d’habitations dans la zone, ainsi que l’apparition des têtes d’érosion. C’est dans ce contexte que la Plateforme dette et développement a sollicité l’expertise du Pronar, pour une revue à postériori des sites potentiels menacés par l’érosion et l’occupation anarchique de terrain, en vue de proposer des solutions devant garantir la durabilité de l’ouvrage, à travers la mise en œuvre des activités de cartographie et de planting d‘arbres.
Selon Samuel Nsikabaka, «le coût global des activités prévues du projet est autour de 2 millions 500 mille francs Cfa. Dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement (C2D), le Congo et la France ont signé un accord qui permet à la société civile, donc notre plateforme, de suivre les projets qui sont mis en œuvre. C’est dans ce cadre-là que nous allons réaliser le suivi indépendant. Nous allons mener aussi des activités de suivi dans le cadre du projet Lisungui».
Pour sa part, François Mankessi, a expliqué «l’O.n.g P.f.2.d a sollicité l’expertise du Pronar pour réaliser une cartographie le long de la route de la corniche en indiquant toutes les figures qui peuvent se présenter, afin de permettre à cette O.n.g de mener le plaidoyer, pour assurer une durabilité de cette route. Deux principales activités sont à réaliser: il s’agit de la cartographie et ensuite initier une solution basée sur la nature, c’est-à-dire faire un planting sur un site pilote».

Martin BALOUATA-MALEKA

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