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P.d.h.d (Plateforme pour les droits de l’homme et la démocratie) : Des jeunes détenus à la Maison d’arrêt de Brazzaville depuis un an sans jugement

Dans une conférence de presse tenue à Brazzaville, samedi 5 mars 2022, les responsables de quatre organisations non-gouvernementales membres de la P.d.h.d (Plateforme pour les droits de l’homme et la démocratie) ont exprimé leur profonde indignation sur la détention préventive, à la Maison d’arrêt de Brazzaville, depuis un an déjà, de plusieurs personnes arrêtées pour «tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat», sans jamais être présentées devant un juge.

Les quatre responsables des O.n.gs membres de la P.d.h.d pendant la conférence de presse.
Les quatre responsables des O.n.gs membres de la P.d.h.d pendant la conférence de presse.

Parmi ces personnes en dépassement du délai de détention provisoire, il y a une étudiante à l’Université Marien Ngouabi, Chancélia Moulounda (27 ans), dont le cas a mobilisé les organisations de défense des droits de l’homme à l’occasion de la journée internationale de la femme, le 8 mars dernier.

Sous le thème, «Le délai de détention préventive bafoué par certains magistrats au Congo-Brazzaville», la P.d.h.d (Plateforme pour les droits de l’homme et la démocratie) a animé une conférence de presse pour «dénoncer les violations intentionnelles des formalités procédurales substantielles et légales par certains magistrats qui confisquent le droit à la liberté des détenus préventifs, dans l’affaire du Ministère public contre Ndinga Elenga Jean-Roger et autres».

Les quatre responsables des O.n.gs membres de la P.d.h.d disent agir dans cette affaire, en vertu des missions qui leur sont reconnues par les dispositions des articles 8 et 9, 2 et 3 de la «déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société civile de promouvoir et protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales universellement reconnus», adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 8 mars 1999 dans sa résolution 53/144.

C’est en se fondant sur ces articles que les activistes des droits de l’homme ont formulé une plainte pour «violation flagrante et intentionnelle du droit à la liberté des détenus Chancelia Moulounda, Holger Charden Louya et Massamba Mouélé, impliqués dans l’affaire Ministère public contre Ndinga Elenga Jean-Roger». Pour eux, le dépassement du délai de détention provisoire est «une violation des dispositions des articles 3, 7 et 9 de la Déclaration universelle des droits de l’homme ainsi que celles de l’article 9 de notre Constitution en vigueur». Ils entendent mettre en mouvement tout ce qui est en leur pouvoir, dans le cadre d’un plaidoyer à l’endroit des autorités nationales, pour la remise en liberté de ces concitoyens en détention.

Signalons que la P.d.h.d regroupe quatre organisations non-gouvernementales œuvrant dans le domaine des droits de l’homme: le Cudhoc (Cercle uni des droits de l’homme et culture de paix), présidé par Gaspard Mienantima; la P.d.d.p.a (Promotion et défense des droits des peuples autochtones), dirigée par Jean Nganga; l’Arpa2dh (Association pour le respect des droits des peuples autochtones, du développement durable et des droits de l’homme) du président Cherotti Mavoungou et le C.a.d (Centre d’action pour le développement) dont Trésor Chardon Nzila-Kendet est le directeur exécutif.

Joseph MWISSI NKIENI

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