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O.i.f (Organisation internationale de la francophonie) : Louise Mushikiwabo promet de donner un coup de pouce à la littérature congolaise

O.i.f (Organisation internationale de la francophonie) : Louise Mushikiwabo promet de donner un coup de pouce à la littérature congolaise

En séjour à Brazzaville pour participer au colloque international De Gaulle et Brazzaville, qui s’est tenu du 27 au 28 octobre 2020, la secrétaire générale de l’O.i.f (Organisation internationale de la francophonie), la Rwandaise Louise Mushikiwabo, a eu un entretien, le dimanche 25 octobre, à l’Hôtel Radisson Blu, avec une brochette d’écrivains congolais, en présence du ministre de la culture et des arts, Dieudonné Moyongo. Dans son mot de circonstance, l’ancienne ministre des affaires étrangères rwandaise a affirmé que le but de cette rencontre était de «rendre hommage à la créativité congolaise en matière de littérature, et d’échanger avec les écrivains congolais sur leurs desiderata, leurs attentes vis-à-vis l’O.i.f et créer des liens très solides entre les hommes et les femmes de lettres avec l’organisation, puisque ce pays fait partie de l’essence du travail que fait notre organisation».

Dans leurs différentes interventions, les écrivains congolais ont relevé les problèmes auxquels ils sont confrontés. Le Professeur Omer Massoumou, écrivain et doyen de la F.l.a.s.h (Faculté des lettres, arts et sciences humaines), par exemple, a parlé du peu d’appui en termes de projets financés par l’O.i.f, de l’enseignement à distance des professeurs de français qui n’est pas toujours facile. Il pense que l’O.i.f devrait étudier la possibilité d’appuyer l’enseignement à distance, surtout dans ce contexte de crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus, et aider les enseignants qui, d’une manière ou d’une autre, participent à la vulgarisation et au rayonnement de la langue française.
A ces problèmes, le Pr Massoumou a aussi greffé celui des éditeurs congolais qui, selon lui, bénéficient de peu d’appui pour la publication des ouvrages. Le doyen de la F.l.a.s.h pense que si les éditeurs locaux étaient subventionnés, cela ne coûterait pas trop cher aux jeunes écrivains qui n’ont pas la possibilité de se faire éditer ailleurs.
Pour sa part, le Professeur Mukala Kadima-Nzuji, enseignant de littérature francophone à l’Université Marien Ngouabi, écrivain, critique littéraire, a souligné que le Congo fait partie des pays africains qui produisent un nombre important d’écrivains. «La plupart des prix littéraires sont remportés par des Congolais, qu’ils vivent en Europe ou au Congo», a-t-il argué. Et d’ajouter: «Mais il se trouve que la plupart des auteurs congolais publient à l’extérieur du pays, sous prétexte qu’il n’y a pas de maison d’édition au Congo. Or, ces maisons existent, mais elles ont du mal à progresser du fait qu’elles n’ont pas d’appui. Il y a beaucoup de jeunes auteurs qui n’ont pas la possibilité de se faire publier à l’extérieur». «Comment faire pour aider ces jeunes auteurs à exister comme écrivains?», «Comment régler la lancinante question des réseaux de distribution, de diffusion des livres, puisque ces jeunes auteurs écrivent en français et contribuent à promouvoir la langue française?», s’est-il interrogé.
Pour sa part, le Professeur Patient Bokiba a défendu la thèse d’une littérature en langue africaine. Il pense qu’il faut habituer les Africains à lire de l’imprimé, de l’écrit en langues africaines.
Louise Mushikiwabo a reconnu aimer et côtoyer la littérature congolaise depuis des lustres, du temps de Tchicaya U Tam’Si qui a longtemps travaillé avec son oncle, l’écrivain Alexis Kagamé. Elle a promis étudier, avec son équipe, l’ensemble des préoccupations soumises à l’institution aux destinées de laquelle elle préside et voir comment élaborer des projets qui boosteront la littérature congolaise.
Pour sa part, le ministre Dieudonné Moyongo s’est réjoui de cette rencontre qui s’est déroulée dans une ambiance bon enfant et a offert à son hôte de marque, entre autres, un tableau des artistes de l’Ecole de peinture de Poto-Poto, fondée par le Français Pierre Lods et qui soufflera, sous peu, sa 70ème bougie.

Joseph MWISI NKENI et
Ella BIKOUMOU

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l'horizonafricain

L'horizon Africain, un journal d'information paraissant au Congo Brazzaville

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03 décembre 2020, 10: 56

L’editorial de la redaction

LES CÔTÉS AMERS DE LA DÉMOCRATIE!

Des milliers de supporters du Président Donald Trump ont manifesté, samedi 14 novembre dernier, à Washington, pour protester, une fois de plus, contre la présumée «fraude électorale» qui aurait privé leur champion de sa victoire à l’élection présidentielle du 3 novembre. Ils sont allés manifester leur colère jusque devant la Cour suprême des Etats-Unis, dans le quartier du Capitol Hill, comme pour appuyer les recours en justice introduits par les avocats du Président Trump. C’est la démocratie, peut-on dire! Mais, la démocratie a ses côtés amers et on l’oublie souvent.

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