L’O.c.d.h (Observatoire congolais des droits de l’homme) est très préoccupé par la récurrence et la recrudescence des cas de violences policières d’une part et d’autre part, par l’impunité consacré par les pouvoirs publics depuis au moins ces quinze derniers mois. Pour cela, il a publié une note de position dont le contenu a été révélé à la presse, lundi 21 février 2022, au cours d’un point de presse animé dans la salle des conférences du Cercle d’appui à la gestion durable des forêts, situé à la cité Emile Biayenda, dans le premier arrondissement Makélékélé à Brazzaville.

Selon le directeur exécutif, Franck Chardin Aubin Tchibinda, «l’O.c.d.h a suivi plus de 80 cas de violations de droits humains ces quinze derniers mois. Ces cas n’ont cessé de défrayer la chronique comme ceux de novembre 2021, avec la mort de 6 personnes décédées au Commandement territorial de la police (ex-commissariat central) de Brazzaville».
«L’O.c.d.h s’indigne de ce que le gouvernement, le parlement et la Force publique (Police, armée et gendarmerie) ne s’en rendent pas compte pour prendre les mesures préventives appropriées», a-t-il affirmé. Il fait un constat que «loin d’assurer la sécurité des citoyens congolais, les policiers et les militaires abusant de la puissance publique dont ils sont revêtus, se posent ainsi systématiquement en instruments de répression de la population civile en faveur du pouvoir politique établi». Ces propos sont illustrés par «le drame de Chacona et le cas emblématique de Merveille Bazonzila arrêtée pour non port de masque facial en septembre 2020» à N’Kayi.
Le directeur exécutif de l’O.c.d.h s’étonne de l’attitude des autorités nationales, parce que «les infractions sont souvent minorées comme dans le cas de Merveille Bazonzila, où l’on a retenu que l’infraction de «coups et blessures volontaires» montrant l’entente complice des autorités publiques tendant à banaliser les violences commises sur les citoyens et entraînant souvent la mort».
«Devant l’indignation générale de l’opinion publique, relativement au récent cas de tortures et traitements cruels et inhumains sur le viaduc de Kintélé, un procès en flagrance a vite été organisé, pour «coups et blessures volontaires ayant occasionné la mort d’un homme et l’infirmité de sept autres». Les quatre policiers et un civil ont été reconnus coupables et condamnés à dix ans de travaux forcés, alors que les réquisitions du ministère public demandaient vingt ans. Et l’Etat civilement responsable pour payer les dommages et intérêts. Deux accusés ont été simplement acquittés», a-t-il déclaré.
Pour l’O.c.d.h, la notion de torture doit être prise en compte dans le Code pénal. Les hommes en uniforme s’y livrent, parce qu’il y a un vide juridique. Et les peines prononcées contre ces tortionnaires ne sont pas sévères. Au regard de cette vague de violences policières et à l’impunité entretenue par les autorités congolaises, l’O.c.d.h recommande entre autres au gouvernement: le développement des formations intensives des policiers et militaires sur les droits humains et sur les relations entre la force publique et la population, dans un régime démocratique; l’organisation périodique des visites des prisons et maisons d’arrêt en partenariat avec les O.n.g des droits humains, etc. A la communauté internationale, d’interpeller le gouvernement congolais sur ses engagements pris à propos du respect des droits humains.

Chrysostome
FOUCK ZONZEKA

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici