L’O.c.d.h (Observatoire congolais des droits de l’homme), en partenariat avec l’O.n.g française A.e.d.h (Agir ensemble pour les droits de l’homme), a organisé, vendredi 22 avril 2022, à l’Hôtel Saint-François de Paul, à Brazzaville, une formation de sensibilisation et de structuration des syndicats des étudiants et des mouvements citoyens sur les droits humains, dans le cadre du Projet Pacte (Prévenir et agir contre la torture et les détentions arbitraires ensemble). Près de deux cents participants ont pris part à cette formation qui s’est déroulée sous le patronage de Franck Chardin Aubin Tchibinda, directeur exécutif de l’O.c.d.h. Le but principal était d’informer le milieu étudiant et les membres des mouvements citoyens sur la situation carcérale au Congo et sur les dispositifs légaux de lutte contre les violations des droits humains.A la cérémonie d’ouverture, on a noté la présence de Michel Forst, secrétaire général de l’Association des commissions nationales des droits de l’homme des pays francophones, conseiller spécial et ancien rapporteur spécial des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’homme, Philippe Marié, délégué général, Mme Chloé Fabre, chargée de suivi du projet sur le terrain, tous les deux membres de l’O.n.g Agir ensemble pour les droits de l’homme.
S’adressant aux participants, à la cérémonie d’ouverture, Michel Forst a présenté le concept qu’il a développé lorsqu’il était rapporteur spécial des Nations unies sur la situation de défense sur les droits de l’homme. «Avec mon équipe et d’autres membres du système des Nations unies, nous avons développé un concept qui me paraît tout à fait pertinent pour votre travail, qui est le concept des jeunes défenseurs des droits humains, parce qu’on a constaté, lors des missions internationales, à quel point les jeunes (filles et garçons) travaillent à promouvoir et protéger les droits humains, souvent victimes de harcèlement, d’attaques, de menaces de la part de l’Etat et aussi de la part des acteurs non-étatiques. Il est important de faire en sorte que les Etats, la communauté internationale, les Nations unies et la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples portent une attention particulière au travail que les jeunes défenseurs font dans leurs pays, avec l’idée de mieux se soutenir et de mieux se protéger», a-t-il déclaré.
Au cours des travaux, il était question de sensibiliser les étudiants sur les sujets liés à la torture et aux détentions arbitraires et illégales, et mettre en place un système d’alerte sur les cas de violence identifiés dans les milieux estudiantins. Ainsi, cette formation a permis de renforcer les capacités des syndicats des étudiants ainsi que celles des mouvements citoyens sur les techniques de plaidoyer relatives au respect des droits humains.
Un des conférenciers, le juriste Prince Matoko, a développé les différentes sources des droits de l’homme au niveau national, sous-régional et international. La sensibilisation est nécessaire, car «beaucoup de nos concitoyens, jeunes, femmes et enfants sont ignorants des droits qui leur sont reconnus par la Constitution».
Mis en œuvre depuis plus de 26 mois en République du Congo, le Projet Pacte a pour objectif de contribuer à la réduction des arrestations arbitraires, des détentions illégales et des actes de torture ou d’autres peines et traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Martin
BALOUATA-MALEKA

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