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Musique : Zaïko Langa-Langa endeuillé par le décès du drummer Méridjo, en Belgique

Musique : Zaïko Langa-Langa endeuillé par le décès du drummer Méridjo, en Belgique

Drummer emblématique du non moins mythique orchestre Zaïko Langa-Langa de la République Démocratique du Congo, Méridjo, de s (Jean-Marie Belobi Ng’Ekerme, de son nom à l’Etat-civil) est décédé le vendredi 27 août 2020, en Belgique. Le fondateur du «Sebène», communément appelé «Chauffé», a tiré sa révérence après 30 ans de carrière dans cet ensemble musical créé en 1969 par DV Muanda et aux destinées duquel préside actuellement Jossart Nyoka Longo «Ya Nyosh».

Président de l’Orchestre Zaïko Langa-Langa et de la Socoda (Société congolaise des droits d’auteur et droits voisins), Jossart Nyoka Longo a réagi par un message au décès de l’ancien batteur de son groupe, tout en faisant un témoignage sur lui. «J’apprends avec une extrême tristesse la disparition de Jean-Marie Belobi Ng’Ekerme, dit Méridjo, décès survenu ce jeudi 27 août 2020, au C.h.u de Liège, en Belgique, où il était hospitalisé depuis quelques mois. Méridjo fut l’un des pionniers de l’Orchestre Zaïko Langa-Langa depuis sa création en 1969. Jean-Marie Belobi Ng’Ekerme est le père, le créateur, du cavacha (Machine Ya Kauka), cette cadence particulière au drum qui a façonné les contours de la rumba de l’Orchestre Zaïko Langa-Langa et qui a influencé de nombreux drummer qui ont repris «son» style. L’apport de Mérijo dans la rumba congolaise et dans l’Orchestre Zaïko Langa-Langa, considéré comme la troisième école de la rumba congolaise, est inestimable… Sa disparition est une grande perte pour le monde de la musique et de la culture en général, en République Démocratique du Congo, mais également dans le monde entier. Mes prières et mes pensées vont à l’endroit de son épouse et de ses enfants ainsi que tous ses proches à qui j’adresse mes condoléances les plus attristées. Bravo l’artiste Meridjo», a commenté Ya Nyosh, sur son compte Facebook.
L’artiste disparu a fait ses études primaires à l’école Saint Jean Berkmanns, au Camp Citho, l’actuel Camp Kauka, à Kinshasa. Il devient membre de Xavérie, un mouvement culturel de l’Eglise catholique qui s’occupait de la formation et de l’épanouissement des jeunes. Il y jouait de la percussion lors de soirées culturelles, en parallèle au basket-ball qu’il pratiquait au sein de l’équipe de l’Onatra (Office national des transports).
Après ses études secondaires, Méridjo est envoyé par son père à l’Ista (Institut des techniques appliquées). Ce dernier caressait le rêve que le fils allait le remplacer quand il prendra sa retraite. Mais après seulement quelques mois, le fils lui fait faux bond pour se consacrer à la musique. Subjugué par Zaiko Langa-Langa qui fait ses répétitions à quelques encablures de chez lui, il finit par intégrer ce groupe comme drummer, en 1971. Avant de remplacer Bimi Ombale, le drummeur attitré, devenu chanteur. Meridjo va s’employer à changer l’histoire de la musique congolaise.
La même année, la nouvelle recrue fait son premier voyage à l’étranger au Congo-Brazzaville. Dans le train du C.f.c.o (Chemin de fer Congo Océan) qui amenait le célèbre ensemble musical de la rive gauche du Fleuve Congo à Pointe-Noire, la capitale économique congolaise, les musiciens surexcités, chantaient et dansaient au rythme des bruits des roues du train. Mbuta Mashakado demanda alors à Méridjo s’il ne pouvait pas reproduire ce rythme sur une batterie. C’est ainsi que le néo-drummer découvrit «Machine ya Kauka» ou mieux le train de Kauka qui va accommoder tous les passagers. Oncle Bapius, Manuaku Waku, Matims Mbuta Matima y ont aussi mis leurs grains de sel. Et le rythme cavacha est créé. Méridjo inscrit son nom dans l’anthologie de la musique congolaise moderne et fait des émules notamment sur les deux rives du fleuve Congo. Jean-Marie Belobi Ng’Ekerme fut aussi un auteur-compositeur hors-pair, ayant composé plusieurs titres.

Nana KABA

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23 octobre 2020, 03: 28

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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