Après avoir fait parade de son ingéniosité dans l’ensemble musical de Doudou Copa «De mi amor», le chanteur Salvador Trammadol (Patrick Yves Kiakaka Milandou, de son vrai nom) veut voler de ses propres ailes. Il a opté pour une carrière solo et se prépare, d’ailleurs, à ouvrir son compteur discographique, grâce à la chanson «Le meilleur ami de l’homme, c’est son travail», qu’il entend mettre sur le marché, le 30 juin prochain. Estampillée Serge Offis Production, label aux destinées desquelles préside Serge Offinassinda, dit Serge Offis, un Congolais basé en France

L’artiste dissident a répondu à nos questions.
*D’où tires-tu le nom de Salvador Trammadol?
** Salvador, c’est un nom que je me suis donné comme ça. Je m’étais dit que, vu que j’étais déjà devenu musicien, il me fallait un nom exotique. Quant à Trammadol, ce nom m’a été donné par Doudou Copa, mon désormais ex-patron. En effet, quand j’ai nouvellement intégré son groupe, on était en pleine préparation de l’album «Posso». Après mon intervention vocale, dans les dédicaces, il m’a appelé Trammadol. Je lui ai posé la question de savoir de qui il s’agissait, il m’a répondu que c’était moi. Je lui ai rétorqué je ne m’appelais pas Trammadol, mais Salvador! Du coup, j’ai été obligé de fusionner les deux noms. Ce qui a donné Salvador Trammadol.

* Et qu’est-ce qui t’a poussé à débarquer du navire de Doudou Copa?
** Comme tout homme, j’ai aussi des préoccupations, des ambitions. Les activités du groupe étaient en berne. Ne pouvant plus supporter cette léthargie, j’ai décidé de franchir le rubicond, en prenant la résolution de quitter le groupe, pour voler de mes propres ailes.

* Ceci dit, peux-tu maintenant nous parler du premier fruit de ton ingéniosité que tu entends mettre sur le marché?
** Je prépare un single dont le nom sort quelque peu des sentiers battus: «Le meilleur ami de l’homme, c’est le travail». C’est une très belle chanson dans un genre tout nouveau dont je me revendique d’être le géniteur et que j’ai baptisé cocktail-musiques, un genre que j’ai amené dans la musique africaine. En fait, c’est un mélange de plusieurs styles comme l’afro, la rumba, le reggae et le track. La symbolique de cette chanson est d’interpeller toutes les personnes qu’il y a beaucoup qui comptent sur l’homme qui doit travailler pour assurer son indépendance. Le travail, c’est la clé de la réussite, c’est grâce à lui qu’on peut réaliser ses rêves. Donc, il faut que l’homme puisse travailler, qu’il ait la foi et croie en lui, parce que la vie n’est pas un jeu, mais un combat.

* Ce single sera signé Serge Offis Production. Pourquoi avoir jeté ton dévolu sur ce label?
** C’est tout simplement parce que ce label a déjà fait ses preuves et je pense qu’en ce moment, il n’y a peu mieux sur la place. En tout cas, il n’y a pas beaucoup de producteurs d’œuvres phonographiques de sa trempe.

* A quelle étape se trouve, justement, ce single?
** Il est fin prêt. Il sera disponible sur toutes les plateformes de téléchargement le 30 juin prochain. Le clip qui l’accompagne a déjà été réalisé aussi. Donc, en attendant la sortie de la chanson, on est déjà de plain-pied dans la promotion, parce qu’étant ma première œuvre, je veux qu’elle puisse marquer les esprits, vu les efforts que j’y ai consentis. La chanson a été enregistrée au studio du légendaire Zao, qui m’a aussi porté assistance. En dehors de Zao, j’ai également bénéficié notamment de l’apport de mes anciens collègues du groupe de Doudou Copa.

* Quels sont tes modèles?
** Mon modèle, c’est Fally Ipupa. Mais en dehors de lui, plusieurs autres artistes m’inspirent: Koffi Olomide, King Kester Emeneya, Pépé Kallé, Lucky Dube, Michaël Jackson, etc.

* Quel est ton plus grand rêve que tu veux voir se réaliser?
** Mon plus grand rêve, c’est de devenir une grande star internationale, à l’image de Fally Ipupa et des artistes précités.

* Pour conclure, qu’as-tu à dire à tes fans?
** J’ai réalisé un travail formidable. Je pense qu’ils n’en seront pas déçus. Je demande, simplement, qu’ils me prêtent attention et continuent de me soutenir. J’ai tout de même un diplôme de licence-maîtrise en voix. Sans fausse modestie, je suis l’un des meilleurs chanteurs congolais, sinon le meilleur de ma génération. Les autres ont appris dans la rue, à l’église, mais moi, j’ai appris à l’école.

Propos recueillis par Nana KABA

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