L’une des figures montantes de la musique congolaise, la chanteuse Elsa Fila, a mis sur le marché de la musique, en décembre dernier, «Commando», un single estampillé 203 Interactions, label dont le promoteur n’est autre que le virtuose chanteur Aly Moulady. Dans le cadre de son média tour, après Paris, en France, et Pointe-Noire, la chanteuse ponténégrine a posé ses valises à Brazzaville, la semaine dernière. Le dimanche 20 février, elle a animé une conférence de presse pour, justement, parler de sa nouvelle chanson qui est très présente sur la toile et qui voit sa côte grimper de jour en jour.

Sorti des moules du studio de 203 Interactions, dans la capitale économique congolaise, «Commando» est une chanson très dansante. «C’est une reconnaissance, une belle déclaration d’amour faite dans le style raga love, raga pop», a affirmé l’artiste, sous le regard de son producteur, Aly Moulady, avec qui la rencontre remonte à 2005, pendant qu’elle officiait dans un cabaret, à Pointe-Noire.
«Ce voyage de Brazzaville était important pour moi. En tout cas, c’était important que je vienne me présenter à vous (ndlr: les journalistes), parce que c’est à vous de me porter au niveau de la population…», a reconnu Elsa Fila.
Après «Commando», la pouliche d’Aly Moulady envisage de produire deux autres singles, «Oh yes!», et «Un pas de trop». Elle prévoit également des concerts, notamment à Pointe-Noire, sa ville natale, et à Brazzaville. Pourvu que l’étau de la crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19 se desserre!
Pour la petite histoire, Elsa Fila a fait ses premiers pas dans la musique comme soliste dans la chorale Sacré-cœur de la Paroisse Saint-Pierre de Pointe-Noire. Avant d’être embauchée au studio Diamasco de Martin Diafouka, le producteur de l’Orchestre G.O. Momékano. Pendant la même période, elle fait également des prestations dans le groupe traditionnel Bane B’ Siane et l’ensemble tradi-moderne Livit’ Limbou.
Après son bac, elle se lance dans la musique de cabaret et interprète des chansons des célébrités comme Tina Turner, Whitney Houston, et Céline Dion.
En 2007, elle créé son propre cabaret, «La Sanza», qui deviendra une référence dans la ville océane. La même année, elle largue son coup d’essai, «Surprise», qui va lui permettre d’être retenue dans le projet «Terre sacrée 2» de l’Association Lumières d’Afriques aux destinées de laquelle préside Ferréol Constant Patrick Gassackys et regroupant de grosses pointures comme Roga-Roga, Papa Wemba, Madilu System, et Sam Mangwana.
En 2015, sort son deuxième album, «Princesse», en collaboration avec 203 Interactions. Cette œuvre souffre, malheureusement, d’un manque de promotion. Elsa étant partagée entre sa vie de chef d’entreprise et d’artiste-musicienne qu’elle a du mal à concilier. Pour raison de maternité, elle s’est retirée momentanément de la scène. Mais elle maintient, tout de même, son cabaret en vie. Avant, finalement, de prendre la résolution de fermer définitivement boutique, en 2018. «Les priorités de maternité prenaient place. C’était difficile de gérer une entreprise entre la France et ici. Je l’ai fermé, parce qu’il y avait plus de couacs quand je n’étais pas là», a-t-elle révélé.
Après une trêve, Elsa Fila a donc signé son comeback en 2021 avec le single «Dingue Dingue» (203 Interactions Productions), suivi cette année de «Commando», une chanson qui a toutes les chances du monde de figurer dans les hit-parades congolais et même étrangers. Vu les importants moyens mis en jeu par le label d’Aly Moulady pour sa promotion.

Nana KABA

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