Le C.c.s.c (Conseil consultatif de la société civile et des O.n.gs), en collaboration avec le bureau de la C.e.e.a.c (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale), a organisé, mardi 15 novembre 2022, à Brazzaville, une journée d’information et de sensibilisation des acteurs de la société civile sur la C.e.e.a.c et les problématiques d’intégration régionale. L’ouverture de cette rencontre, qui a eu lieu dans la salle des conférences du Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, s’est déroulée sous le patronage de Mme Ingrid Ghislaine Eboucka-Babackas, ministre du plan, de la statistique et de l’intégration régionale, en présence des secrétaires permanents des conseils consultatifs nationaux, du représentant de la C.e.e.a.c, l’ambassadeur Baudoin Hamuli et du secrétaire permanent du P.e.a.c (Pool énergique de l’Afrique centrale).

Dans son allocution, Germain Céphas Ewangui, secrétaire permanent du C.c.s.c, a saisi l’opportunité de cette rencontre, pour saluer, «la dynamique de partenariat qu’insuffle bien madame le ministre avec les organisations de la société civile, avec pour illustration, la pleine implication des différentes composantes dans l’élaboration et la validation du P.n.d 2022-2026 (Plan national de développement)».

Une vue partielle des participants.
Une vue partielle des participants.

Il a rappelé que «de tout temps et à travers le monde, le rôle dévolu aux organisations de la société civile demeure pour l’essentiel: la promotion des normes, des valeurs qui favorisent la coexistence pacifique et harmonieuse des peuples, des communautés; susciter et promouvoir la citoyenneté ainsi que les actions de plaidoyer pour une meilleure prise en compte des besoins vitaux des populations par les gouvernants; assurer le relais des pouvoirs publics dans la sensibilisation, l’éducation en vue de l’appropriation des politiques publiques au nombre desquelles nous pouvons citer le P.n.d 2022-2026 et, dans le même élan, les engagements souscrits par l’Etat au nom des populations, comme notre appartenance aux différents organismes tels que celui qui fait l’objet de cette activité, à savoir la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale».
De son côté, Baudoin Hamuli, l’ambassadeur de la C.e.e.a.c, a reconnu que «la construction d’un grand marché régional couvrant tout le centre de l’Afrique nécessite la participation active des populations. La société civile doit facilement comprendre cet enjeu». «La C.e.e.a.c est né de la volonté des chefs d’Etat en 1983. Plus tard, ils lui ont aussi donné le mandat de faciliter la résolution des conflits, convaincus qu’il ne peut y avoir de progrès là où les armes tonnent», a-t-il rappelé.
Pour sa part, la ministre Eboucka-Babackas a loué l’initiative de cette journée d’information et de sensibilisation. «Pour une société civile forte, il faut qu’il y ait la formation, l’encadrement et l’accompagnement des populations, en vue de l’auto-prise en charge et la réalisation, à l’échelle communautaire, des projets et programmes de développement, en appui aux efforts des pouvoirs publics», a-t-elle souligné, avant de déclarer ouverte la journée de sensibilisation.
Près de deux cents participants ont suivi, au cours de cette journée, quatre thèmes en rapport avec l’organisation et le fonctionnement de la C.e.e.a.c, depuis sa création jusqu’à nos jours. Ces thèmes étaient présentés par l’ambassadeur Baudoin Hamuli. Au terme de la journée, les participants ont formulé des recommandations à l’endroit de la C.e.e.a.c entre autres: «Exhorter les Chefs d’Etat de la communauté, pour leur contribution conséquent, afin de permettre un fonctionnement optimal des institutions sous-régionales, de mettre en place un forum de la société civile pour formaliser et accroître la dynamique du partenariat avec la C.e.e.a.c et autres organismes sous-régionaux, améliorer l’application rigoureuse des règles de mise en œuvre de la libre circulation des personnes et des biens».

Chrysostome
FOUCK ZONZEKA