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Ministère des finances et du budget : Malgré la crise sanitaire, le budget de l’Etat 2021 en augmentation de 21%

Ministère des finances et du budget : Malgré la crise sanitaire, le budget de l’Etat 2021 en augmentation de 21%

Selon le ministre délégué au budget, Ludovic Ngatsé, le projet de loi de finances 2021 est envisagé en ressources à la somme de 1.846 milliards 109 millions de francs F Cfa, contre 1.525 milliards 297 millions dans le budget 2020 réajusté, soit une augmentation de 21%. Les dépenses budgétaires sont quant à elles projetées à 1.615 milliards 907 millions de F Cfa en 2021 contre 1.630 milliards dans le budget réajusté de 2020, soit une baisse de 1%. Ainsi, le projet de loi de finances pour l’année 2021 accuse un excédent budgétaire de 230 milliards 202 millions de F Cfa. Mais, en réalité, cet excédent ne doit pas susciter d’enthousiasme, car en y appliquant les charges de trésorerie, le budget national est, à vrai dire, déficitaire.

Malgré la crise sanitaire, la baisse de l’activité économique nationale et le recul de la croissance, le gouvernement projette de doter le pays, en 2021, année électorale, d’un budget en augmentation de 21%, à la somme de 1.846 milliards 109 millions de francs Cfa, en situation excédentaire par rapport aux dépenses prévues. Cette projection se fonde sur des agrégats macroéconomiques du secteur pétrolier fixant la production pétrolière nationale à 125,7 millions de barils, avec un prix du brut congolais à 45 dollars (il y a une décote de 1 dollar par rapport au prix du brent à 46 dollars) et un dollar échangé à 550 F Cfa. Les ressources budgétaires proviennent, entre autres, des:
– recettes fiscales de 686 milliards 300 millions de F Cfa;
– recettes pétrolières de 1.027 milliards 119 millions de F Cfa;
– droits, frais administratifs et autres: 27 milliards de F Cfa;
– dons, legs et fonds de concours de 45 milliards de F Cfa;
– cotisations sociales reconduites: 53 milliards 490 millions de F Cfa.
Les dépenses budgétaires sont, quant à elles, projetées à 1.615 milliards 907 millions de F Cfa en 2021. Ces dépenses se composent entre autres de:
– charges financières de la dette: 105 milliards 800 millions de F Cfa;
– personnel: 382 milliards de F Cfa;
– transferts: 472 milliards 280 millions de F Cfa;
– investissement: 315 milliards de F Cfa;
– biens et services: 173 milliards 270 millions de F Cfa;
– autres dépenses (charges communes): 61 milliards de F Cfa;
– budgets annexes: 6 milliards 533 millions de F Cfa;
– comptes spéciaux du trésor: 100 milliards de F Cfa.
Le gouvernement explique que grâce à sa politique budgétaire prudente, qui vise la réduction du déficit du solde primaire hors-pétrole par la maîtrise de la dépense publique, le projet de loi de finances pour l’année 2021 prévoit un excédent budgétaire évalué à 230 milliards 202 millions de F Cfa.
En financement, les ressources de trésorerie, prévues pour un total de 129 milliards de F Cfa, sont constituées des prêts projets pour un montant de 114 milliards de F Cfa ainsi que du remboursement des prêts Etats de 15 milliards de F Cfa.
S’agissant des charges de trésorerie, la restructuration de la dette demeure le point essentiel de la stratégie globale. Toutefois, de manière régulière, l’Etat aura à faire face à des charges liées à l’amortissement de la dette envers des partenaires extérieurs et intérieurs. Les charges de trésorerie sont prévues pour un total de 789 milliards 100 millions de F Cfa, se déclinant ainsi qu’il suit:
– amortissement de la dette extérieure: 570 milliards de F Cfa;
– garanties et avals: 15 milliards de F Cfa;
– remboursement obligations: 48 milliards 100 millions de F Cfa;
– remboursement dette intérieure: 156 milliards de F Cfa.
Il résulte de tous ces éléments un déficit de financement et de trésorerie de 660 milliards 100 millions de F Cfa, qui sera résorbé en partie par le solde budgétaire, à hauteur de 230 milliards 202 millions de F Cfa. Il existera un gap de financement d’environ 430 milliards de F Cfa, dont le bouclage dépendra de plusieurs facteurs liés à la fois aux résultats des négociations de la restructuration de la dette avec les traders, au bon suivi du programme économique et financier, à l’amélioration de la conjoncture économique et de la situation sanitaire ainsi qu’à la recherche d’autres financements. Toutefois, un plan de financement sera négocié avec les différents créanciers et partenaires techniques financiers, en vue d’aboutir à une solution plus adaptée au contexte actuel de crise.
In fine, l’objectif du présent projet de loi de finances 2021, élaboré dans le contexte de crise multiforme que nous connaissons, est de permettre de mettre un terme à une gestion budgétaire trop dépendante de l’endettement, pour instaurer une gestion budgétaire prudente basée sur les ressources internes.

(Tiré du compte-rendu du Conseil des ministres du 5 octobre 2020)

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20 octobre 2020, 12: 03

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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