Les journées du jeudi et du vendredi dernier étaient chargées, pour la ministre de l’industrie culturelle, touristique, artistique et des loisirs. En effet, Lydie Pongault a reçu tour à tour, jeudi 17 novembre 2022, Maria Fakhrutdinova, directrice de la Maison russe, l’équivalent de l’Institut français du Congo et la délégation du C.c.c (Congo conservation company), conduite par Kristina Plattner. Même exercice le vendredi 18 novembre où elle a échangé avec la représentante de l’Unesco, Mme Fatoumata Marega, et l’ambassadeur de l’Afrique du Sud, Johnny Sexwale. Tout ceci pour ouvrir encore large l’horizon de la culture et du tourisme congolais.

La Russie promet des bourses culturelles au Congo

Au sortir de son audience avec la ministre Lydie Pongault, la directrice de la Maison russe de Brazzaville, Maria Fakhrutdinova, a indiqué que son pays met des bourses culturelles à la disposition du Congo. «Il y a deux questions importantes qui ont meublé notre échange avec le ministre.

Lydie Pongault attentive aux explications du docteur Kristina Plattner.
Lydie Pongault attentive aux explications du docteur Kristina Plattner.

La première, c’est l’octroi des bourses culturelles, qui rentre en vigueur cette année, en dehors des bourses d’étudiants. Pour solliciter cette bourse, il faut avoir 23 ans, afin d’être formé dans le domaine de metteur en scène, dans la peinture. Les jeunes seront choisis avec l’aide de l’expertise du ministre. La deuxième question concerne la semaine croisée entre la Russie et le Congo», a-t-elle déclaré.

Pour la promotion de l’éco-tourisme

La directrice de la maison Russe à sa sortie d‘audience.
La directrice de la maison Russe à sa sortie d‘audience.

Pour Kristina Plattner, qui a conduit la délégation de la «Congo conservation company», l’écotourisme et la télé-éducation des communautés autour des parcs sont des activités que son organisation est en train de développer. «Nous nous sommes rencontré pour la première fois avec le ministre et son cabinet, pour leur exposer le travail que notre entreprises, C.c.c (Congo conservation company), effectue depuis dix ans. Notre société est spécialisée par l’hospitalité haut de gamme par des opérations de promouvoir la conservation des forêts et d’effectuer des télé-éducations aux communautés autour des parcs. Nous avons trois camps dans le Parc d’Odzala Kokoua et nous envisageons d’ouvrir deux autres camps dans le Parc Nouabalé Ndoki. Notre siège est à Brazzaville et 60 personnes y travaillent», a-t-elle expliqué.

Développer des industries culturelle et touristique autour de la rumba

C’est l’un des axes de travail que l’Unesco entend promouvoir avec le Congo. «C’était une visite de courtoisie, depuis la nomination du ministre à la tête de ce département extrêmement important pour l’Unesco, la féliciter et faire le point des dossiers et surtout sur l’appui potentiel de l’agence des Nations unies que je représente au Congo. Nous avons parlé des activités et des programmes effectifs et des programmes potentiels. Nous avons parlé de la rumba qui a été classé au patrimoine immatériel de l’Unesco et de la promotion de ce bien culturel commun.

La ministre recevant l‘ambassadeur de l Afrique du sud.
La ministre recevant l‘ambassadeur de l Afrique du sud.

Comment développer une stratégie de communication pour que les jeunes congolais puissent s’en imprégner et autour de ce bien commun, nous développons des industries culturelles et touristiques. Nous avons aussi abordé le classement du domaine royal de Mbé pour lequel le dossier est à l’étude, pour un classement potentiel et ensuite sur la baie de Loango. Nous n’avons pas oublié les activités de promotion, en l’occurrence des expositions d’artistes peintres et sculpteurs congolais connus en lien avec le secteur de l’éducation et les différents secteurs. Nous aimons à dire qu’une éducation sans culture est une instruction. Pour que ça soit une éducation, il faut que l’articulation soit faite. C’est un domaine extrêmement important», a expliqué la représentante de l’Unesco, Mme Fatoumata Marega.

Etablir un pont entre les           artistes congolais et                         sud-africains

Johnny Sexwale, l’ambassadeur sud-africain au Congo est un talentueux diplomate. Il sait qu’on peut tout faire en diplomatie mais sans la culture et l’art, on n’ira pas loin. Alors, le Congo et l’Afrique du Sud sont deux pays appelés à renforcer leurs échanges culturels et artistiques, pense le diplomate sud-africain. «Nous nous sommes rencontrés avec Madame la ministre pour discuter de la coopération entre nos deux pays, dans le domaine de la culture et de l’art. Et lui parler de notre pays qui est très connu dans le domaine touristique et il est indispensable que les Congolais puissent découvrir tous ce qui se passe dans ce pays. Nous avons aussi parler de l’art. Vous savez bien que l’Afrique du Sud est un pays qui a des artistes de grand talent. Donc, il faut établir un pont entre les artistes congolais et sud-africains. Encourageons les Congolais d’aller découvrir l’Afrique du Sud et simultanément, nous demandons aux Sud-africains de visiter ce beau pays, le Congo. Tous les deux pays possèdent des endroits touristiques impressionnant qu’il faut visiter», a confié Johnny Sexwale, au sortir de son audience avec la ministre Lydie Pongault.

Propos recueillis par
Chrysostome
FOUCK ZONZEKA